Peuple de France : En grève de la faim, le tagueur du domicile de De Rugy revendique le statut de prisonnier politique

mercredi 14 août 2019

En grève de la faim, le tagueur du domicile de De Rugy revendique le statut de prisonnier politique

Le tagueur du domicile de Rugy, l’ex-ministre de l’Écologie et toujours député de Nantes-Nord (44-1, Nantes-Nord, Orvault, Sautron) a un nom : Théo El Ghozzi. Mieux : il a une cause. Depuis trois semaines il est en grève de la faim pour obtenir son transfert à la prison de Riom et la reconnaissance de son statut de prisonnier politique.
Le tagueur du domicile de Rugy, l’ex-ministre de l’Écologie et toujours député de Nantes-Nord (44-1, Nantes-Nord, Orvault, Sautron) a un nom : Théo El Ghozzi. Mieux : il a une cause. Depuis trois semaines il est en grève de la faim pour obtenir son transfert à la prison de Riom et la reconnaissance de son statut de prisonnier politique.

Soudeur à Nantes, il a été arrêté – explique-t-il dans une lettre – au motif qu’il n’avait pas respecté le
suivi socio-judiciaire d’une condamnation précédente liée à des désordres en manifestation contre la loi Travail, en 2016.

« Le lendemain de mon incarcération, j’apprends à la télévision que je suis là pour des dégradations sur l’appartement de De Rugy. Jusque là jamais ces faits n’ont été évoqués par les flics. Il s’agit d’une manœuvre politico-policière de la bourgeoisie française […] je ne me suis jamais caché ».

Obtenir le statut de prisonnier politique






Théo est en grève de la faim depuis le 22 juillet pour « l’obtention du statut de prisonnier politique », son « transfert à la prison de Riom » et « en solidarité [quand même !] avec les camarades politiques révolutionnaires et en particulier avec le camarade Georges Ibrahim Abdallah ».

Membre des Jeunes Révolutionnaires – une organisation d’inspiration maoïste – Théo est accusé d’avoir tagué sur le domicile de De Rugy « De Rugy escroc on te fera payer » et les initiales « PCM », pour parti communiste-maoïste. Une lettre de revendications avait été envoyée à plusieurs médias, dont Ouest-France qui s’est refusé de la relayer.


Le PCM ne compte plus, depuis son auto-dissolution en 1989, qu’une « cinquantaine de militants en France », selon un proche du dossier. Dont « deux à Nantes, un à Saint-Nazaire et un au Mans ». Et il s’exprime par des tags, comme un tag « Blanchard raciste tu va payer » sur le domicile d’un élu RN de Saint-Nazaire le 10, toujours pas élucidé officiellement – il faut comprendre que l’enquête avance plus vite pour un ex-ministre que pour un élu municipal, surtout d’opposition. « C’est curieux, le militant du PCM nazairien habite à une rue de là, mais c’est sans doute une coïncidence », poursuit notre source.

Théo El Ghozzi, par ailleurs réputé violent notamment contre ce qu’il appelle « l’extrême droite », a l’habitude des grèves de la faim. Il en a déjà fait une en 2016, lorsqu’il était membre de la CARA (cellule antifasciste révolutionnaire d’Auvergne). Après son arrestation du 23 juin 2016, suite à des dégradations au conseil départemental, il était interdit d’accès au centre-ville de Clermont-Ferrand, « où il vit, réside et milite ». Ce qui explique aussi sa demande de transfert à la maison d’arrêt de Roim, pour le moment refusée par les autorités pénitentiaires.

Il n’existe pas, officiellement et « républicainement » parlant, de prisonniers politiques en France, et cela malgré que des militants politiques enfermés demandent ce statut.. Par le passé, les prisonniers politiques bretons qui le demandaient ne l’ont jamais obtenu, idem pour les Corses ou les Basques, idem encore pour tous les militants politiques incarcérés.

Louis Moulin pour breizh-info.com


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