Peuple de France : Mort de Steve : un Nantais affirme que son témoignage a été passé sous silence par le rapport de l'IGPN

vendredi 2 août 2019

Mort de Steve : un Nantais affirme que son témoignage a été passé sous silence par le rapport de l'IGPN

Une "mascarade". C'est ainsi que Romain G., 33 ans, qualifie le rapport de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) sur la mort de Steve Maia Caniço, dans Le Monde, jeudi 1er août. Ce Nantais, dont le nom figure dans le rapport, était présent la nuit de la disparition du jeune animateur périscolaire.
Une "mascarade". C'est ainsi que Romain G., 33 ans, qualifie le rapport de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) sur la mort de Steve Maia Caniço, dans Le Monde, jeudi 1er août. Ce Nantais, dont le nom figure dans le rapport, était présent la nuit de la disparition du jeune animateur périscolaire. 

Le rapport note en effet qu'un seul témoin s'est signalé à l'IGPN "pour se plaindre des jets de lacrymogènes de la part des forces de l'ordre, ayant entraîné des chutes et autres malaises", mais que l'intéressé n'a pas donné suite aux sollicitations de la police des polices. Un "mensonge", affirme Romain G. au quotidien. 

Récépissé à l'appui, il affirme avoir effectué un signalement à l'IGPN le 27 juin. Conformément aux recommandations de la police des polices, il déclare s'être rendu, le même jour, au commissariat central de Nantes, pour déposer plainte pour "mise en danger de la vie d'autrui".

Dans son procès-verbal, Romain G. indique être arrivé à 3 heures du matin sur le quai Wilson, lieu de la disparition de Steve Maia Caniço, avec sa compagne et la jeune sœur de cette dernière. 

"Côté bunker, le son a été coupé puis un morceau est reparti. On était tous contents, car l'ambiance était joyeuse. L'embrouille a dû démarrer un peu plus loin, à hauteur du son installé près d'une tonnelle. Je n'ai rien vu venir", raconte-t-il au quotidien, paraphrasant son dépôt de plainte. 

"Un fumigène a atterri à mes pieds. Tout de suite, on a suffoqué, on a compris qu'il s'agissait de lacrymo. Je me suis accroupi pour être sous le nuage. Tout le monde courait n'importe où. J'ai cherché ma compagne et je l'ai vue dans sa robe verte, qui se dirigeait vers la Loire. Je l'ai rattrapée à 50 cm du fleuve. C'est terrible, car, à ce moment-là, on a croisé des gens, j'ai crié : 'N'avancez pas, il y a la Loire.' On n'a rien pu faire, j'ai entendu les cris et le bruit des corps qui tombaient dans l'eau". 

[...]

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