Revue de presse française et internationale - Peuple de France: Urgences: la colère des personnels soignants s'étend dans toute la France

mardi 11 juin 2019

Urgences: la colère des personnels soignants s'étend dans toute la France

C'est l'urgence aux urgences. Les personnels soignants des hôpitaux se mobilisent à nouveau aujourd'hui pour protester contre leurs conditions de travail.
C'est l'urgence aux urgences. Les personnels soignants des hôpitaux se mobilisent à nouveau aujourd'hui pour protester contre leurs conditions de travail. 

Des dizaines de services d'urgences sont en grève dans toute la France.


Ils réclament plus de moyens, à la fois financiers et humains, pour pouvoir exercer leur travail correctement et soigner dignement. C'est à l'hôpital Saint-Antoine, à Paris, que le mouvement de grève a débuté début mars.

« Urgences en grève ».  C'est ce qu'on peut lire sur les banderoles qui trônent depuis plusieurs mois dans l'enceinte de l'hôpital Saint-Antoine. Diane Labreut, infirmière de l'hôpital Saint-Antoine, explique les raisons de ce mouvement : 

« Nous sommes le premier service à être entré en grève le 18 mars, suite à de multiples agressions qui ont eu lieu envers le personnel soignant de la part de patients ou d’accompagnants. Ces agressions, on peut dire que c’est un peu la goutte d’eau qui a fait déborder un vase qui était bien trop plein. Donc, nous avons décidé de lancer la grève. Ce que nous voulons actuellement, c’est une reconnaissance de la spécificité du travail aux urgences. Les urgences sont engorgées parce que nous manquons de lits d’aval. Les gens restent couchés sur des brancards. Et c’est juste inhumain en fait. »

Et pour le personnel soignant, c'est la course, tous les jours : 

« On n’a plus le temps de parler aux malades. On n’a pas le temps de leur tenir la main. On n’a pas le temps de les réconforter. On est capables d’annoncer des maladies graves sans prendre le temps de vraiment accompagner ces gens dans les annonces, parce que nous sommes débordées en fait. Nous sommes dans de la déshumanisation totale », indique encore Diane Labreut.

[...]

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