Revue de presse française et internationale - Peuple de France: Paris: Violences, trafics de drogues, des commerçants de la Goutte d'Or jettent l'éponge

mercredi 12 juin 2019

Paris: Violences, trafics de drogues, des commerçants de la Goutte d'Or jettent l'éponge

Les commerçants de la Goutte d'Or, dans le 18e arrondissement de Paris, ont le blues. Ces dernières semaines, ils sont plusieurs à avoir abandonné leur activité. Ils parlent d'une lassitude face à la violence et aux trafics de drogues qui gangrènent le quartier.
Les commerçants de la Goutte d'Or, dans le 18e arrondissement de Paris, ont le blues. Ces dernières semaines, ils sont plusieurs à avoir abandonné leur activité. Ils parlent d'une lassitude face à la violence et aux trafics de drogues qui gangrènent le quartier.

C'était l'un des restaurants emblématiques du quartier de la Goutte d'Or, dans le 18e arrondissement.


Si vous passez fréquemment dans le secteur vous y avez forcément mangé ou bu un verre. L'établissement "À la Goutte d'Or" était présent depuis près de cinquante ans. Il a fermé ce lundi 3 juin.

Sur place, tout est encore installé : les tables, les chaises, les cartes sont toujours là. Seul le rideau de fer, fermé depuis dix jours, permet de comprendre que l'établissement est définitivement clos. Officiellement, c'est une dette de 3 000€ qui a conduit Karim Drif, le gérant, à prendre cette décision. En réalité, il n'en pouvait tout simplement plus : 

"Une usure, une fatigue. Gérer un commerce ce n'est déjà pas facile, mais le faire dans ces conditions, et dans un quartier comme la Goutte d'Or c'est encore pire."

La violence et la drogue font fuir les clients

D'autant que depuis quelques temps, le restaurant était parfois un peu vide : 

"On a perdu des clients. Quand ils quittent l'établissement il y a un risque qu'ils se fassent agresser au métro donc c'est compliqué, ils ne reviennent pas. Quand vous voyez des coups de couteau et des coups de feu... à un moment donné vous dites stop." Un discours qu'il n'est pas le seul à tenir.

Samir Lebcher est surnommé le kiosquier de Barbès. Il a vendu des journaux pendant 12 ans au pied du métro. Mais il y a un mois il a été agressé, ça a été la goutte d'eau : 

"L’ambiance n'est pas propice au commerce ! Quand il y a des bagarres, des vols, ou des problématiques de bouchage d'entrée à ton commerce, ça donne pas envie d'y entrer. Derrière c'est le commerçant qui en subit les conséquences."

Les habitants du quartier font le même constat. Jean-Raphaël Bourge préside l'association de quartier Action Barbès. Pour lui, la situation s'est dégradée ces dernières années : 

"Il y a des points de deal, mais ça va aussi jusqu'au marché de gros où on est sur des structures mafieuses beaucoup plus importantes. On va trouver de la délinquance traditionnelle : de vol à la tire par exemple. On va trouver aussi les mineurs marocains qui sont des jeunes migrants en déshérence et qui sombrent dans la violence et la drogue." 

[...]

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