Peuple de France - Revue de presse française et internationale: Nantes: la préfecture de Loire-Atlantique refuse d'évacuer les migrants d’un gymnase

lundi 10 juin 2019

Nantes: la préfecture de Loire-Atlantique refuse d'évacuer les migrants d’un gymnase

La préfecture ne veut pas procéder à l’évacuation d’un gymnase, pourtant autorisée par la justice.
La préfecture ne veut pas procéder à l’évacuation d’un gymnase, pourtant autorisée par la justice.

Autorisée par le tribunal d’instance de Nantes à compter du 9 juin, l’évacuation par la force publique du gymnase Jeanne-Bernard, occupé par 500 migrants depuis neuf mois, ne devrait finalement pas avoir lieu.


À la surprise générale, la préfecture de Loire-Atlantique a annoncé début juin qu’elle n’y aurait pas recours, en tout cas dans les semaines qui viennent.

Pourtant, dans le gymnase, la situation est alarmante. Des tentes enchevêtrées par dizaines, pas de douches ni de chauffage, quelques toilettes de chantier et une odeur difficilement supportable. Au plafond non étanche, les plaques d’isolant menacent de tomber. Cinq cents migrants, dont une vingtaine de femmes et enfants, occupent le gymnase Jeanne-Bernard, niché au bout d’une rue résidentielle de Saint-Herblain, dans la banlieue nantaise. Ils n’étaient qu’une centaine en octobre. 

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Préoccupé par les « conditions de vies indignes », les « problématiques de sécurité » et l’arrivée régulière de nouveaux occupants, le diocèse, propriétaire du site, avait saisi la justice pour obtenir la libération des lieux. Le tribunal lui avait donné raison fin mars, ordonnant aux réfugiés de quitter le squat avant le 9 juin, date à partir de laquelle ils risquaient une expulsion par les forces de l’ordre.

Seulement voilà, à l’approche de l’échéance, les migrants restent sans solution alternative. Et l’Etat, dont l’accueil des demandeurs d’asile est la compétence, annonce désormais qu’il ne les prendra pas en charge et qu’il n’aura pas non plus recours à la force publique « dans les prochaines semaines » pour les faire partir. En clair, les migrants peuvent rester sur place, sans espoir d’une mise à l’abri décente.

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En savoir plus sur Source: lefigaro.fr - 20minutes.fr


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