Peuple de France - Revue de presse française et internationale: Macron dans l’impasse du chaos

samedi 4 mai 2019

Macron dans l’impasse du chaos

Emmanuel Macron semble sincère quand il parle des Français en colère : "J’ai entendu, compris, senti dans ma chair ce qu’ils vivent." C’était le 25 avril, lors de sa première conférence de presse à l’Élysée.
Emmanuel Macron semble sincère quand il parle des Français en colère : "J’ai entendu, compris, senti dans ma chair ce qu’ils vivent." C’était le 25 avril, lors de sa première conférence de presse à l’Élysée. 

En réalité, la grandiloquence du Narcisse blessé expose sa propre souffrance, causée par l’irritation qu’il suscite.


Le président est trop fin pour ne pas l’avoir compris : c’est son diagnostic sur l’état de la société qui se révèle erroné. L’impasse est là. Sa faute initiale, martelée ici depuis son hold-up électoral il y a deux ans, est d’avoir fait du populisme un repoussoir. Or les aspirations populaires sont éminemment respectables quand elles attendent plus de démocratie pour les humbles, moins d’arrogance chez les puissants. Quand Macron, l’autre jour, fait l’éloge de l’enracinement, il oublie qu’il déclarait il y a un an aux catholiques : "Ce ne sont pas les racines qui importent, c’est la sève." Sa nouvelle ode à l’"art d’être français" se heurte à son affirmation de 2017 : "Il n’y a pas de culture française." "Je peux mieux faire", a-t-il promis cette fois. Mais où est, chez lui, la pensée limpide ?

Attention ! La colère française est toujours là. Le 1er Mai l’a rappelé. Les 17 milliards d’euros que le gouvernement a lâchés, au total, pour tenter d’éteindre la révolte des "gilets jaunes" ne suffiront pas à acheter la paix sociale. La crise n’est pas seulement économique et sociale, comme le soutient le chef de l’État avec son "état d’urgence". L’enjeu est de "répondre au sentiment d’exclusion d’une partie de la population" (Gérard Larcher, président du Sénat). Le gouvernement, qui a décidé lundi d’accélérer le rythme des réformes, n’a rien réglé de la crise de la démocratie, clé de voûte de l’insurrection des Oubliés. En refusant d’accéder à la demande, formulée lors du grand débat, d’un référendum d’initiative citoyenne, même encadré, et en n’octroyant que 20 % de proportionnelle pour de futures élections législatives, le président a pris le risque d’attiser le chaos né des frustrations de trop de citoyens marginalisés. Les prochaines élections européennes pourraient devenir le prétexte à un vote sanction contre un pouvoir en mal d’idées claires.


Un article de Ivan Rioufol paru sur son blog


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1 commentaire:

gilbert rocaries a dit…

Macron,est dans le chaos. Qu'elle bonne nouvelle. Qui a crée le chaos sinon lUI;iL EST DANS LA MERDE?IL A FOUTU LE BORDEL EN fRANCE; il a été illégalement élu par un holt hup financier.Qu'il comprenne que pour redonner a la France son aura,il faut qu'il démissionne,et qu'il le fasse comme le général de Gaulle mais qui ,lui par contre était respécté par tous les dirigeants du monde.Il avait redressé la France,et avait fait beaucoup de social.Un Français était respécté à l'étranger,maintenant on fait rigoler. Macron, à jeter dans un WC et vite tirer la chasse d'eau.

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