Revue de presse française et internationale - Peuple de France: Journalistes convoqués par la DGSI : la majorité se félicite que la France soit «un Etat de droit»

vendredi 24 mai 2019

Journalistes convoqués par la DGSI : la majorité se félicite que la France soit «un Etat de droit»

Une nouvelle vague de journalistes ont été convoqués par la DGSI pour des révélations sur l'utilisation d'armes françaises au Yémen et sur l'affaire Benalla. Le camp présidentiel n'y voit aucune entrave à la liberté de la presse.
Une nouvelle vague de journalistes ont été convoqués par la DGSI pour des révélations sur l'utilisation d'armes françaises au Yémen et sur l'affaire Benalla. Le camp présidentiel n'y voit aucune entrave à la liberté de la presse.

«Je suis très profondément attachée à la liberté d'informer» : la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye ne voit rien d'inquiétant dans la convocations de journalistes par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), dont la liste s'allonge. 

Ces 22 et 23 mai, plusieurs nouveaux journalistes révélaient avoir été convoqués par la DGSI : Valentine Oberti, une journaliste de Quotidien pour une enquête sur les ventes d'armes françaises à l'Arabie saoudite ; un collaborateur du site Disclose qui devra être entendu le 28 mai prochain sur ce même dossier ; Ariane Chemin, grand reporter au journal Le Monde et Louis Dreyfus, président du directoire du journal, convoqués le 29 pour des articles sur les affaires Benalla.

Des convocations qui s'ajoutent à celles révélées mi-mai de deux journaliste de Disclose et d'un journaliste de la Cellule investigation de Radio France ayant enquêté sur l'exportation d'armes françaises utilisées au Yémen.

Sibeth Ndiaye assume parfaitement cette multiplication de convocations, qu'elle justifie au micro d'Europe 1 ce 23 mai en arguant que «les journalistes sont des justiciables comme les autres».

Nathalie Loiseau, tête de liste de la majorité présidnetielle pour les européennes, a de son côté concédé suite à la convocation d'Arianne Chemin devant la DGSI, que «ça [faisait] beaucoup». Tout en suivant la ligne de défense établie par Sibeth Ndiaye sur ce dossier, Nathalie Loiseau a fait part de sa «conviction du devoir de vigilance extrême sur la protection de la liberté de la presse, des sources».

«En France on a la chance d'être dans un Etat de droit», a-t-elle conclu sans donner son sentiment sur les convocations de la DGSI de journalistes qui enquêtaient sur l'exportation d'armes françaises utilisées au Yémen.

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