Peuple de France-Revue de presse: Les Gilets jaunes victimes d’une justice d’exception : quelques exemples

vendredi 17 mai 2019

Les Gilets jaunes victimes d’une justice d’exception : quelques exemples

A ce jour, les condamnations se comptent par centaines, avec un nombre très appréciable d’incarcérations. Quant aux bavures policières, elles mettent un temps fou à être traitées par la Justice qui retrouve, pour l’occasion, sa lenteur !
A ce jour, les condamnations se comptent par centaines, avec un nombre très appréciable d’incarcérations. Quant aux bavures policières, elles mettent un temps fou à être traitées par la Justice qui retrouve, pour l’occasion, sa lenteur !

« Ils avaient fait partie des rares interpellés de la manifestation régionale des Gilets jaunes du 13 avril, à Roanne. Steven Boucaud, 22 ans, et Dimitri Seive, 29 ans, ont comparu devant le tribunal correctionnel de Roanne ce mercredi après-midi.

Le plus jeune des prévenus a écopé de deux ans d’emprisonnement dont un an avec sursis et mandat de dépôt pour avoir tenté de mettre le feu à deux containers, participé à un groupement formé en vue de la préparation de violences, et jeté des pierres sur les forces de l’ordre.
[…] Le second, quant à lui, a été condamné à un an de prison ferme avec mandat de dépôt pour avoir également jeté une pierre sur un policier » (source : Le Progrès).

Que la loi s’applique à tous, c’est indispensable au bon fonctionnement de la société. « Où finit la loi, commence la tyrannie », disait l’homme politique anglais William Pitt. Il disait aussi : « La nécessité, telle est la raison que l’on invoque pour toute atteinte à la liberté humaine. » Et, précisément, lorsqu’il s’agit de juger des Gilets jaunes – avec une incroyable célérité, clouant le bec à ceux qui se plaignent de la lenteur de la justice !–, nécessité fait loi, au mépris des droits fondamentaux des interpellés d’abord – voir les manquements signalés au cours des interpellations et des gardes à vue – et des prévenus ensuite.

Qu’il serait bon de voir une telle promptitude à l’égard des émeutiers de banlieues, des agneaux égarés de la diversité et autres chances pour une France qui n’en demandait pas tant ! Sans parler de ce laxisme meurtrier autorisant tel pervers sexuel à retrouver l’air libre et, après avoir violé une adolescente, tuer une joggeuse :


Oui, mon brave monsieur, mais les trafiquants, les salafistes, les violeurs, etc., ne dérangent pas le bon déroulement de l’économie, ne remettent pas en cause un système dont ils s’accommodent parfaitement ! Les Gilets jaunes, par contre, sont une plaie, aussi béante que bruyante, de notre société impitoyable avec les plus faibles, souvent les plus silencieux. Mais le silence a ses limites…

Songez qu’ils étalent désormais au grand jour des vérités que les politiciens, servilement secondés par les médias aux mains des fortunes ultramondialistes, étaient parvenus jusqu’alors à contenir, comme un barrage l’eau du lac. Sauf qu’il pleut à grosses gouttes sur le lac France. Il pleut des misères du fin fond du terroir oublié. Mais, horreur, ces incultes, ignorant l’art lyrique – ainsi que se gaussait une immonde poularde rouge dans une manifestation pro-Macron à Paris ! –, ne veulent plus taire leurs malheurs.

Pour toute réponse à ce cri de détresse et de rage – les deux se marient bien –, une répression farouche, inédite même de l’avis de beaucoup, se met en place. Répression qui fait crier parfois « vengeance » aux victimes, comme cet homme mutilé m’ayant juré, un jour de mars, sur les Champs-Élysées, que précisément il se vengerait.

La loi ce n’est pas la tyrannie, Macron et ses sbires n’ont visiblement pas lu Pitt. Tôt ou tard, ils en paieront le prix. Déjà, ce président, élu à la suite de manœuvres médiatico-judicaires, est obligé de s’entourer d’une garde prétorienne à chacune de ses sorties, voire de verrouiller les lieux qu’il vient perturber de sa dispensable présence. C’est l’état de siège partout : Grand Bourgtheroulde (Eure), Souillac (Lot), Gargilesse-Dampierre (Indre), etc. Il est vilipendé comme jamais lors de la dernière finale de la coupe de France de football, au Stade de France. En songeant à lui, beaucoup ont les yeux qui rougissent de haine, celle qui fait écho à son mépris pour le peuple.

Emmanuel Macron use à SA guise de SA police et SA justice – sachant que de plus en plus de fonctionnaires de police réprouvent la répression commandée des Gilets jaunes – comme si l’article 16 de la Constitution avait été promulgué : « Lorsque les institutions de la République, l’indépendance de la Nation, l’intégrité de son territoire ou l’exécution de ses engagements internationaux sont menacés d’une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le président de la République prend les mesures exigées par ces circonstances, après consultation officielle du Premier ministre, des présidents des Assemblées ainsi que du Conseil constitutionnel. » Un potentat règne à l’Élysée…

Pour preuve, le 22 novembre 2018, bien avant les débordements ultérieurs du mouvement des Gilets jaunes – principalement orchestrés par une ultragauche laissée entièrement libre de ses mouvements, comme j’en ai maintes fois été témoin – la garde des Sceaux Nicole Belloubet envoyait une circulaire aux magistrats concernés : « Mesures d’organisation des services retenues par le ministre pour la mise en œuvre des dispositions dont il s’agit. Directives adressées par le ministre aux services chargés de leur application, sous réserve, le cas échéant, de l’examen particulier des situations individuelles. Interprétation à retenir, sous réserve de l’appréciation souveraine du juge, lorsque l’analyse de la portée juridique des textes législatifs ou réglementaires soulève une difficulté particulière.
[…]
Autres mots clefs : Manifestation ; Gilets jaunes ; Mouvements collectifs ; Violences ; Force de l’ordre. »
Une fois n’est pas coutume, face à une telle intrusion du pouvoir exécutif, je suis d’accord avec Mediapart : les Gilets sont bien « VICTIMES D’UNE JUSTICE D’EXCEPTION ».

Autre exemple, Le Dauphiné titrait récemment : « Un Gilet jaune devant la justice pour entrave à la circulation et usage de drogue. » Jusqu’ici, rien que de très normal. Cependant, et permettez-moi de convoquer encore mes souvenirs, il y a de cela quelques mois j’ai été contrôlé, à Paris, par un CRS hargneux pour port non autorisé de masque. Sauf que, à quelques mètres de nous, ça traficotait ferme, en toute impunité et pas du sucre en poudre ! D’ailleurs, en ce moment, c’est la fête dans les cités question trafic. Parce que le danger, présentement, ce ne sont ni les fanatiques barbus ni les délinquants : ce sont les Gilets jaunes !

Bilan : à ce jour, les condamnations se comptent par centaines, avec un nombre très appréciable d’incarcérations. Quant aux bavures policières, elles mettent un temps fou à être traitées par la Justice qui retrouve, pour l’occasion, sa lenteur ! Une autre circulaire aurait-elle été émise dans ce sens ?!
Ceci se passe sous les applaudissements et la surenchère de cette droite ultralibérale pour laquelle certains patriotes naïfs votent encore et qui les méprise pourtant souverainement : « Face aux préjudices économiques des commerçants et aux désordres liés aux manifestations des #giletsjaunes, je demande au procureur de la République d’engager la responsabilité pénale des organisateurs » (Christian Estrosi dans le texte).

En attendant, comme je l’ai entendu de la bouche même d’un Gilet jaune s’adressant à un cordon de CRS, « si nous n’étions pas aussi pacifiques, vous ne seriez pas là et il y aurait déjà eu des morts de chaque côté ! » En d’autres termes, les Gilets jaunes sont des proies faciles. Gare toutefois au retour de bâton. Car neutraliser une foule dans les rues de Paris, c’est faisable : dans les collines du Morvan, le bocage vendéen, les montagnes d’Ardèche, les forêts de Bretagne, etc., là où vit le vrai peuple oublié des Gilets jaunes, ça risque d’être coton. Dit plus simplement, si la Macronie souhaitait une guerre civile, elle ne s’y prendrait pas autrement !


Charles Demassieux pour ripostelaique.com


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