Peuple de France - Revue de presse française et internationale: Emmanuel Macron sur une affiche électorale: "une faute grave"

lundi 20 mai 2019

Emmanuel Macron sur une affiche électorale: "une faute grave"

Emmanuel Macron est sur une affiche de La République En Marche. Il y apparaît sans mention de la tête de liste Nathalie Loiseau. Gaël Nofri explique pourquoi, selon lui, cela porte atteinte à la fonction présidentielle.
Emmanuel Macron est sur une affiche de La République En Marche. Il y apparaît sans mention de la tête de liste Nathalie Loiseau. Gaël Nofri explique pourquoi, selon lui, cela porte atteinte à la fonction présidentielle.

En faisant le choix délibéré d’apparaître sur la profession de foi et les affiches de la liste En Marche
aux élections européennes, en envisageant un temps de participer au meeting de cette même liste, le Président de la République commet une faute grave. Non seulement, il rompt avec l’équilibre institutionnel de la Vème République, mais encore il affaiblit la fonction présidentielle et risque d’annihiler la capacité de celle-ci à répondre aux grands enjeux qui se présenteront inévitablement au pays dans les trois prochaines années.

En effet, si dans notre système institutionnel le Chef de l’État est placé au-dessus des partis, c’est que cette position d’arbitre de la Nation tout entière lui confère la force et la légitimité nécessaires à son autorité. Telle était en tout cas, la vision institutionnelle du fondateur de la Vème République clairement exprimée depuis le discours de Bayeux en 1946, une vision qui n’est certes pas étrangère à la tradition républicaine mais qui relève aussi du lègue des rois qui firent la France. Ainsi, s’il n’est pas rare de voir le Premier Ministre ou les membres du gouvernement s’impliquer dans un scrutin électoral, le principe essentiel de la fonction présidentielle, clé de voûte de nos institutions, est que le Chef de l’Etat ne descend pas dans l’arène électorale durant son mandat et ne participe pas au scrutin, à l’exception notable des référendums qu’il convoque et qui -en théorie tout du moins- l’engage.

Or, en rompant cette tradition, Emmanuel Macron ne porte pas seulement atteinte à une pratique institutionnelle ou à une conception particulière du pouvoir, il fait surtout de la fonction présidentielle l’otage d’un parti. Corolaire de ce phénomène, il fait aussi de ce parti la faction du Président et menace dès lors gravement l’idée selon laquelle le Chef de l’État est l’élu de tous les Français, le représentant de la Nation tout entière... 

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1 commentaire:

  1. Ce pantin,donne envie de vomir tellement il est hors circuit.Il se croit tout permis. J'espére que trés bientot,TOUT,, MAIS TOUT LUI SERA INTERDIT (SAUF CELUI DE QUITTER LA FRANCE DANS LES MEILLEURS DELAIS).La béte,est atteinte,elle est aux abois SONNONS L'ALLALALI POUR CES EUROPENNEES.

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