Peuple de France - Revue de presse française et internationale: Élections européennes : « Emmanuel Macron a un rôle de chef de bande et non de Président ! »

dimanche 12 mai 2019

Élections européennes : « Emmanuel Macron a un rôle de chef de bande et non de Président ! »

À 15 jours du scrutin des élections européennes, Emmanuel Macron vient d’entrer en campagne pour soutenir la liste conduite par Nathalie Loiseau, menacée par celle du Rassemblement national dans les derniers sondages.
À 15 jours du scrutin des élections européennes, Emmanuel Macron vient d’entrer en campagne pour soutenir la liste conduite par Nathalie Loiseau, menacée par celle du Rassemblement national dans les derniers sondages.

Réaction de Louis Aliot au micro de Boulevard Voltaire.


Emmanuel Macron est entré officiellement en campagne contre le Rassemblement national. Marine Le Pen a rétorqué que si Emmanuel Macron perdait, il n’aurait plus qu’à démissionner. Le Président cherche-t-il à rejouer le match de 2017 ?

Il prend des risques. Depuis qu’il est élu président de la République, il est normalement élu Président de tous les Français. Il a plutôt un rôle d’arbitre qu’un rôle de chef de bande. Manifestement, voyant que les élections européennes ne se passent pas tel qu’il l’aurait aimé, il tente de prendre le leadership de la campagne et de s’imposer comme le leader de l’opposition au Rassemblement national.

Cela tend à prouver que le Rassemblement est, aujourd’hui, en position de force, et soutenu par des millions d’électeurs. Le Rassemblement national est, pour les élections européennes, un challenger de poids face à la coalition des partis majoritaires qui soutiennent monsieur Macron. C’est une bonne nouvelle. Nous sommes l’adversaire principal d’un président de la République failli.

Pourquoi votre parti est-il spécialement visé par le président de la République ?

Il y a plus d’un an, il avait mis sur le devant de la scène l’opposition présente entre les progressistes et les patriotes à l’échelle de l’Europe. Il a toujours dit que le combat était là et que c’était cette menace qu’il combattrait toujours. Aujourd’hui, il se retrouve derrière le Rassemblement national. Ses idées progressistes d’une Europe fédérale à domination allemande sont, aujourd’hui, contredites par le Rassemblement national et la liste menée par Jordan Bardella et Marine Le Pen. Il est très contrarié. La France est dans une telle situation et la politique de monsieur Macron nous a amenés dans un tel gouffre qu’il ne peut en être autrement. Le 26 mai, lors des élections européennes, les Français devront nous mettre devant la liste de monsieur Macron. Symboliquement, c’est quelque chose de très important.

Confirmez-vous les propos de Marine Le Pen ?

C’est lui qui transforme cette élection européenne en référendum pour ou contre la politique de monsieur Macron. Nous sommes contre. Si, demain, les listes qui s’opposent à monsieur Macron sont majoritaires dans le pays, il devra évidemment démissionner. Cela me paraît évident. Sinon, il n’y a plus aucun principe de responsabilité et les politiques se croient détenteurs d’un chèque en blanc à chaque fois qu’ils sont élus.

Ce n’est pas la démocratie. La démocratie, c’est aussi savoir remettre en jeu sa légitimité. Lorsque sa légitimité est mise en cause ou entachée, il faudrait qu’il remette son mandat en jeu. On sait très bien qu’il ne le fera jamais.

À 15 jours du scrutin, des soutiens d’emplois fictifs refont surface concernant votre tête de liste, Jordan Bardella. Que répondez-vous à ces affirmations ?

Je réponds que la politique de la boule puante ne prend plus. Tout le monde a très bien compris, qu’avant les élections, le pouvoir se sert de la Justice, des médias aux ordres pour tenter de discréditer les adversaires de monsieur Macron ou du pouvoir en place. Je le dis très clairement, les Français s’en moquent ! Ils ont bien compris que cette affaire d’assistants n’était pas une affaire d’enrichissement personnel et une affaire de corruption, mais qu’il s’agit d’une affaire destinée à nuire et à mettre en difficulté des adversaires politiques. C’est encore pire avec monsieur Bardella parce qu’il n’est poursuivi par personne et n’apparaît dans aucune enquête. Ce procédé est encore plus mesquin et plus douteux que pour les autres députés qui sont aux prises avec la Justice dans cette affaire.

Louis Aliot pour bvoltaire.fr


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2 commentaires:

gilbert rocaries a dit…

Ce gigolo n'a pas sa place à l'elysée.J'espére qu'il aura droit à une bonne déculottée lors des européeennes.

gilbert rocaries a dit…

Macron,n'est pas un chef de bande (il n'en a pas l'envergure) par contre c'est le larbin de la mafia financiére,il est pire qu'un desherbant Mais un mauvais desherbant car il protége les mauvaises herbes (les immigrés)et empoisonne les françaises et francais.

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