Peuple de France : Pension d’invalidité : les bénéficiaires vont devoir, une nouvelle fois, se serrer la ceinture

lundi 8 avril 2019

Pension d’invalidité : les bénéficiaires vont devoir, une nouvelle fois, se serrer la ceinture

Ce 1er avril 2019 n’a certainement pas prêté à sourire, cette année, pour les Français qui perçoivent une pension d’invalidité. En effet, celles-ci ont augmenté de seulement 0,3 %, autrement dit bien en deçà de l’inflation qui, elle, a fait un bond de 1,3 % sur les douze derniers mois.
Ce 1er avril 2019 n’a certainement pas prêté à sourire, cette année, pour les Français qui perçoivent une pension d’invalidité. En effet, celles-ci ont augmenté de seulement 0,3 %, autrement dit bien en deçà de l’inflation qui, elle, a fait un bond de 1,3 % sur les douze derniers mois. 

Alors que le pouvoir d’achat demeure la préoccupation majeure d’une majorité de personnes dans
notre pays (et l’une des causes, on le sait, du mouvement des Gilets jaunes), il y en a qui vont devoir, une nouvelle fois, se serrer la ceinture : les nombreux bénéficiaires des prestations familiales et d’invalidité.

En effet, compte tenu de sa logique autoritaire destructrice, le gouvernement a décidé, avec la loi de finances 2018, votée par le Parlement, de désindexer de l’inflation de nombreuses prestations sociales, parmi lesquelles les allocations familiales et l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH). Objectif clairement affiché : économiser plusieurs centaines de millions d’euros cette année. Concrètement, cela signifie que le montant des pensions d’invalidité n’ayant pas progressé à la hauteur des prix à la consommation, les bénéficiaires pourront s’acheter moins de biens et de services que l’an dernier.

Seule rescapée de cette bérézina sociale voulue par le gouvernement : l’allocation supplémentaire d’invalidité. Celle-ci est accordée, sous conditions de ressources, aux pensionnés d’invalidité ayant de faibles ressources (moins de 8.670 par an pour une personne seule) et va croître de 1,5 %.

Quant à l’AAH, si le gouvernement, sur ce point, tient ses promesses, dans la mesure où elle a bénéficié de deux revalorisations exceptionnelles, en novembre 2018 (+41 euros) et ensuite en novembre 2019 (+40 euros), elle n’a pas été augmentée comme chaque année au début du mois. Il est à noter, qui plus est, que, si ces revalorisations représentent en effet un gain intéressant pour environ 800.000 personnes en situation de handicap (car 250.000 personnes vivant en couple n’en bénéficieront pas), il n’en demeure pas moins que, malgré cela, les bénéficiaires de l’AAH resteront, dans les années qui viennent, sous le seuil de pauvreté. Pour beaucoup d’entre eux, ils font face à l’augmentation du coût de la vie sans avoir, un jour, l’espoir de pouvoir accéder à un emploi.

Cette loi de finance est donc une réelle déception ! Elle impacte très directement le pouvoir d’achat des personnes en situation de handicap. Et ce n’est certainement pas la petite augmentation de l’allocation supplémentaire d’invalidité qui va faire oublier cette régression sociale ! Ces mesures budgétaires de désindexation viennent tout simplement annuler l’effet positif qu’aurait pu avoir cette revalorisation de l’AAH.

Il faut mettre un terme à cette spirale infernale de baisse du pouvoir d’achat des plus précaires. Puisque le handicap est prétendument une priorité de ce quinquennat, il faut prendre, une bonne fois pour toutes, à bras-le-corps la question des ressources (AAH, pensions d’invalidité…). Un signal positif fort que pourrait prendre le gouvernement dans cette perspective serait de commencer par garantir un revenu d’existence égal au SMIC brut fiscalisé et soumis à des cotisations dans les mêmes conditions que pour le salarié percevant le SMIC. Il en va de l’autonomie des personnes en situation de handicap !

Mylan Douthe pour bvoltaire.fr


Sur le même thème lire aussi:

➜ La colère noire d'une retraitée handicapée qui a tout perdu à cause de la politique de Macron

➜ LE GOUVERNEMENT SUCRE LA PRIME D’ACTIVITÉ AUX TRAVAILLEURS INVALIDES

➜ Video. "C'est de l'acharnement" : une travailleuse handicapée dénonce la baisse de la prime d'activité pour certains invalides

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Articles à lire aussi