Peuple de France : «Roi des fake news»: Mediapart dresse la liste des «mensonges» de Macron et son entourage

mercredi 10 avril 2019

«Roi des fake news»: Mediapart dresse la liste des «mensonges» de Macron et son entourage

Emmanuel Macron et ses proches n’ont pas les mains propres en ce qui concerne la diffusion de «fake news», affirme Mediapart. Le média rappelle leurs propos qui n’ont pas tenu la route.
Emmanuel Macron et ses proches n’ont pas les mains propres en ce qui concerne la diffusion de «fake news», affirme Mediapart. Le média rappelle leurs propos qui n’ont pas tenu la route.


Le Président français, qui affirme combattre les «fake news», ne cesse pourtant d'en propager lui-même, affirme Mediapart tout en rappelant les principaux «mensonges» répandus ces derniers mois par Emmanuel Macron et ses proches.
Vidéo censée excuser Alexandre Benalla


Le 19 juillet, au lendemain des premières révélations du journal Le Monde sur les agissements d'Alexandre Benalla lors de la manifestation du 1er mai à Paris, une vidéo montrant un individu très agité poursuivant un groupe d'hommes vêtus de noir, chaise à la main, a été diffusée sur les réseaux sociaux.

Fin mars, Le Monde a dévoilé que c'était Ismaël Emelien, ancien conseiller d'Emmanuel Macron, qui l'avait fait circuler en utilisant des comptes militants.

Bien que l'individu à la chaise ait été présenté comme celui immobilisé par Alexandre Benalla place de la Contrescarpe, le journal indique que la vidéo a été tournée le soir, bien après l'intervention de M. Benalla.

Le 4 avril, le site la-bas.org a par ailleurs rendu publics les résultats de son enquête, d'après lesquels l'homme à la chaise poursuivait en réalité des militants «antifas».


Un policier à l'origine de la chute d'une septuagénaire à Nice

Après que la militante Geneviève Legay a été grièvement blessée le 23 mars lors d'une manifestation des Gilets jaunes à Nice, le procureur de la République de Nice, Jean-Michel Prêtre, a déclaré le 25 mars qu'il n'y avait eu «aucun contact direct entre un policier et cette dame».

Cette version a été aussi soutenue par Emmanuel Macron dans une interview accordée à Nice-Matin et publiée le 25 mars. Le Président français y a également conseillé de ne pas se rendre «dans des lieux qui sont définis comme interdits».

Néanmoins, comme l'a révélé Mediapart, un officier de police judiciaire avait indiqué dans un procès-verbal daté du 23 mars que «la septuagénaire aurait été bousculée par un homme qui portait un bouclier».

Par la suite, le procureur de Nice a reconnu qu'un policier était responsable de la chute de Mme Legay. L'agent en cause a, à son tour, exprimé des «regrets» tout en précisant qu'il avait agi dans le «strict respect des ordres».


«Manipulation» des chiffres sur les allocations chômage


Le 26 février, le premier ministre Édouard Philippe et la ministre du travail Muriel Pénicaud ont révélé des statistiques d'après lesquelles un chômeur sur cinq toucherait «une allocation chômage supérieure à la moyenne» de ses revenus lorsqu'il travaillait, indique Mediapart.


Néanmoins, ces chiffres ont été remis en cause par des experts. Mathieu Grégoire, sociologue spécialisé dans les politiques de l'emploi, a conclu sur son blog hébergé par Mediapart qu'il s'agissait d'«un artefact statistique» et d'«une manipulation assez troublante des chiffres».

Comme l'a indiqué plus tard l'Unédic, l'association gérée par les syndicats et le patronat et chargée de piloter le système d'assurance-chômage, Pôle emploi a choisi une base de calcul erronée. En réalité, toujours selon l'Unédic, 4 % seulement des allocataires reçoivent une allocation supérieure au salaire mensuel moyen qu'ils touchaient durant l'année précédant le chômage.

Mediapart estime que ces déclarations du gouvernement visaient à justifier la réforme de l'assurance-chômage.

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