Peuple de France-Revue de presse: Conférence de presse de Macron : deux heures trente pour nous expliquer qu’il avait raison et qu’il va continuer

vendredi 26 avril 2019

Conférence de presse de Macron : deux heures trente pour nous expliquer qu’il avait raison et qu’il va continuer

Macron s’est livré à un exercice conforme à sa personnalité d’autojustification d’une politique qu’il entend poursuivre et même accélérer
Macron s’est livré à un exercice conforme à sa personnalité d’autojustification d’une politique qu’il entend poursuivre et même accélérer

Après avoir concédé simplement un problème de méthode qu’il a lui-même jugé « inhumaine », après un simulacre de mea culpa, M. Macron s’est livré à un exercice conforme à sa personnalité
d’autojustification d’une politique qu’il entend donc poursuivre et même accélérer : la réforme des retraites, la réforme du chômage, l’augmentation des impôts pour les entreprises par la suppression de niches fiscales, l’augmentation du temps de travail pour des Français qui ne travailleraient pas assez, le gel des retraites au-delà de 2 000 euros, …

La réforme de la représentativité parlementaire et du Cese comme celle sur la démocratie directe relève de la mauvaise plaisanterie. Le président s’est bien gardé de tout engagement net sur l’arrêt de l’immigration en France et en Europe ou sur la lutte contre l’islamisme dans la sphère publique ou dans l’entreprise.

Loin de rassurer, il a annoncé un engagement d’approfondissement de la décentralisation brouillonne qu’il envisage comme le démantèlement de l’unité institutionnelle au sein de la République.
Les Français doivent savoir qu’après cinq mois de contestation sociale parfois violente, qu’après des semaines d’un prétendu débat, le Président de la République est animé par la même conviction : si vous n’êtes pas d’accord c’est que « je n’ai pas réussi à me faire comprendre » (sic).

Il ne suffit pas d’égrainer dans son discours des mots pour tenter d’acheter une adhésion : « art d’être français », « souveraineté », « humain », « patriotisme ouvert » pour convaincre d’un quelconque changement de ce quinquennat figé dans ses certitudes.

Plus que jamais, à l’issue de cet exercice confus et sans haute vision de l’Etat et de la France, les Français doivent savoir qu’il n’y a que la sanction électorale du 26 mai qui mettra fin à la course sans fin d’un président somnambule, sans empathie, qui n’a rien compris et rien appris.

Communiqué de presse du Rassemblement National


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