Peuple de France-Revue de presse: La dernière d’Anne Hidalgo : le droit de vote dès seize ans

samedi 13 avril 2019

La dernière d’Anne Hidalgo : le droit de vote dès seize ans

Toujours plus haut, toujours plus loin : Anne Hidalgo se surpasse une fois encore. C’est aussi à ça qu’on reconnaît les grandes championnes.
Toujours plus haut, toujours plus loin : Anne Hidalgo se surpasse une fois encore. C’est aussi à ça qu’on reconnaît les grandes championnes. 

Ainsi, la reine maire de Paris entend-elle organiser un « scrutin parallèle » aux prochaines élections européennes ; lequel sera, évidemment, réservé au 16-18 ans.
Interrogée par Le Monde, c’est elle qui a des émerveillements d’enfant : « On a une génération d’adolescents extrêmement lucides sur leur avenir, il suffit de les voir faire grève le vendredi pour le climat. » C’est beau comme un collier de nouilles un jour de fête des Mères.

Au risque de se faire taxer d’hispanophobie, de misogynie, mais sans non plus pousser mémère dans les tortillas, qu’il nous soit au moins permis d’objecter ce qui suit. Faire grève, c’est accepter le sacrifice de tout ou partie d’un salaire pour obtenir un avantage donné. Dans le cas de ces « adolescents », cela s’appelle juste trouver une bonne excuse pour sécher les cours. Et c’est une insulte faite à cette classe ouvrière à laquelle rien ne fut jamais donné sans qu’elle l’arrachât de haute lutte.

De mon temps, quand nous séchions les cours plus souvent qu’à notre tour, c’était pour aller jouer au baby-foot au troquet du coin ou compter fleurette aux nénettes dans les fourrés. Crétins que nous étions : on aurait dû penser au climat, ou faire semblant d’aller manifester contre les avalanches et les flippers en panne, le cancer, les panaris et autres causes d’utilité publique.

Au fait, quelle est la raison de cette initiative citoyenne ? Réponse de notre Marie-Chantal préférée : « Il ne s’agit pas de tendre une perche à quiconque, mais de permettre à la démocratie de fonctionner et à la République de ne pas s’effondrer. » Effectivement, ça coule de source : comme elle, la République est une petite chose fragile, menaçant à tout moment de s’effondrer en pleurs devant un collant filé. Mais Anne Hidalgo pourrait aussi s’effondrer plus vite encore à la lecture des sondages concernant le vote de ces jeunes pas toujours « éco-citoyens-responsables » et majoritairement prompts – les sales gosses – à voter pour des partis pas forcément fréquentables et pas toujours bien fréquentés. Il paraît même qu’un François Ruffin de La France insoumise serait taxé d’antisémitisme sournois, à en croire notre excellent confrère Pierre Marcellesi…

Pour résumer, les godelureaux auraient plutôt tendance à voter Mélenchon dans les grandes villes et Le Pen en ses périphéries. Tout en n’oubliant pas cette autre jeunesse, naguère surreprésentée dans la Manif pour tous et qui, aujourd’hui, commence à investir le monde médiatique. ¡Caramba! Encore raté…

Pauvre Anne Hidalgo, qui pourtant s’essore la cervelle afin de rendre tous ses atours à la Ville Lumière, tel qu’en témoigne cet entretien accordé à La Tribune, le 19 novembre 2016 : « La ville inclusive, c’est la solution aux défis du XXIe siècle. » C’est-à-dire ? Ceci, pardi : « Dans nos villes cohabitent des populations très variées : les créatifs cosmopolites qui profitent de la mondialisation ; des populations fragiles qui viennent en ville pour y trouver un refuge et des ressources qui n’existent pas en dehors ; et il y a les classes moyennes, les employés des services publics comme du secteur privé, qui font fonctionner la ville. Il faut tenir les équilibres, s’assurer que tous peuvent vivre ensemble. »

C’est à dire, une fois encore ? Ceci, après traduction en langage intelligible par le commun : les vainqueurs de la mondialisation ont besoin de domestiques issus de l’immigration – clandestine ou non – pour les servir, lesquels prennent la place de classes moyennes reléguées loin des villes.

Derrière le discours « hidalguesque », verbiage d’une Miss France qui aurait trop fréquenté le catéchisme, se niche aussi un fieffé cynisme. Il n’est pas besoin de trop longtemps gratter pour le mettre au jour.

Nicolas Gauthier pour bvoltaire.fr


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