Peuple de France-Revue de presse: Un « stage de pauvreté obligatoire pour les élus » proposé dans le Grand débat

mardi 12 mars 2019

Un « stage de pauvreté obligatoire pour les élus » proposé dans le Grand débat

Les personnes en situation de fragilité ont fait part lundi 11 mars de leurs propositions dans le cadre du Grand débat national. Ils proposent notamment un stage de pauvreté obligatoire pour les élus, les hauts fonctionnaires et travailleurs sociaux.
Julien Denormandie
Les personnes en situation de fragilité ont fait part lundi 11 mars de leurs propositions dans le cadre du Grand débat national. Ils proposent notamment un stage de pauvreté obligatoire pour les élus, les hauts fonctionnaires et travailleurs sociaux.

Les personnes en situation de fragilité, victimes d'un handicap ou précaires, ont proposé ce lundi « un stage de pauvreté obligatoire pour les élus et les hauts fonctionnaires et travailleurs sociaux », parmi une vingtaine de propositions à verser au Grand débat.


Une dizaine de délégations représentant les plus vulnérables dans la société ont élaboré ces propositions lors de débats en région et d'une journée de restitution lundi au Conseil économique, social et environnemental (Cese). Parmi les propositions, un RSA dès 18 ans et la revalorisation des minimas sociaux, la fin du nomadisme d'hôtel en hôtel pour les familles pauvres, des accueils de jour pour les sans-abris 7 jours sur 7 toute l'année ou encore la gratuité des transports en commun pour les ménages les plus modestes.

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«Les minima sociaux ne suffisent pas pour vivre dignement. Nous demandons que les élus effectuent des stages de pauvreté pour qu’ils prennent véritablement conscience de la vie sans argent», martèle Ferdinand, l’un des délégués. Hochements de tête approbateurs dans l’assemblée. Parmi les propositions des délégations, plusieurs s’opposaient à la politique menée par le gouvernement : augmenter les aides personnalisées au logement (APL), quand le gouvernement va dans le sens inverse, développer l’hébergement d’urgence, alors que son budget a été amputé de 57 millions d’euros, augmenter l’impôt des ménages les plus riches, quand les mesures fiscales prises par le gouvernement leur sont en fait plus favorables, interdire le glyphosate, quand Emmanuel Macron reste flou sur le sujet… Ce qui n’a pas empêché le ministre Julien Denormandie, qui assistait à la restitution des échanges, de qualifier les propositions de «pertinentes». «Je ne vous promets absolument pas que tout ce que vous avez dit sera repris», a-t-il prudemment ajouté.



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