Peuple de France-Revue de presse: «Vous avez fait du peuple un ennemi de l’Etat» : le philosophe Lordon décline l'invitation de Macron

mardi 19 mars 2019

«Vous avez fait du peuple un ennemi de l’Etat» : le philosophe Lordon décline l'invitation de Macron

Pour clore le Grand débat, deux mois après son lancement, Emmanuel Macron a invité des intellectuels à se joindre à lui lors d'une soirée à l'Elysée. Dans une lettre ouverte, le philosophe Frédéric Lordon a expliqué avoir décliné l'invitation.
Pour clore le Grand débat, deux mois après son lancement, Emmanuel Macron a invité des intellectuels à se joindre à lui lors d'une soirée à l'Elysée. Dans une lettre ouverte, le philosophe Frédéric Lordon a expliqué avoir décliné l'invitation.

Emmanuel Macron a échangé, jusque tard dans la nuit du 18 au 19 mars, pendant plus de huit heures, avec les 64 intellectuels qui ont accepté son invitation pour la onzième séance à laquelle il a participé en personne depuis le début du grand débat national.
La soirée était organisée en partenariat avec la radio France Culture.

Une rencontre qu'a toutefois boudée un des invités du chef de l'Etat : le philosophe Frédéric Lordon. Celui-ci a défendu sa position dans une lettre ouverte publiée sur l'espace des blogs de Mediapart le 18 mars. L'intellectuel avait profité de l’événement «Le Grand Débarras» organisé le 14 mars à la Bourse du travail de Paris, pour lire sa lettre devant un auditoire pour le moins gaiement captivé.

Acerbe, le philosophe n'épargne le locataire de l'Elysée à aucun moment. Déplorant les codes de langage d'un grand débat qu'il estime orwellien, Frédéric Lordon accuse l'exécutif  de mentir en permanence. «Vous et vos sbires ministériels venus de la start-up nation [...] vous détruisez le langage» tonne-t-il avant d'afficher son indignation sur la rhétorique gouvernementale utilisée pour justifier de récentes réformes.

Rappelant les commentaires de la presse internationale ou encore ceux de l'ONU sur le maintien de l'ordre en France dans le cadre du mouvement des Gilets jaunes, Frédéric Lordon dénonce la responsabilité du chef de l'Etat dans le climat de violence actuel : «Vous avez fait du peuple un ennemi de l'Etat», regrette-t-il.

Le philosophe en arrive à un constat peu rassurant pour les membres de l'exécutif qu'il qualifie de «démolisseurs». C'est alors, qu'après avoir évoqué les risques d'un retour de bâton, le philosophe conclut : «Il reste une solution simple, logique, et qui préserve l’intégrité de tous : monsieur Macron, il faut partir. Monsieur Macron, rendez les clés.»

[...]

En savoir plus sur francais.rt.com


Sur le même thème lire aussi:



1 commentaire:

  1. Et vlan,prends ça dans ta gueule macronminus. Oui,il faut vite foutre le camps avant que ça dégénére. Quand Paris,est en pleine tempéte,et la France en colére,Monsieur MACRON ON NE PART AU SKI. Vous avez abandonné le navire France,en pleine tourmente.Vous me faites penser au mauvais capitaine commandant La Méduse. Son incompétence a conduit son navire au naufrage. Vous étes entrain d'agir de même pour notre pays. Macron foutez vite le camp,et trés loin que l'on vous oublie trés vite.

    RépondreSupprimer

Participer à la discussion

Articles à lire aussi