Peuple de France-Revue de presse: Militaires décédés en exercice : la ministre Florence Parly refuse le statut de "morts pour le service de la Nation"

mardi 12 mars 2019

Militaires décédés en exercice : la ministre Florence Parly refuse le statut de "morts pour le service de la Nation"

Depuis le décès de son fils militaire en service, Jean-Pierre Woignier se bat pour qu'il bénéficie du statut de "mort pour le service de la Nation". Las, la ministre Florence Parly lui a adressé une fin de non-recevoir, le 20 février.
Depuis le décès de son fils militaire en service, Jean-Pierre Woignier se bat pour qu'il bénéficie du statut de "mort pour le service de la Nation". Las, la ministre Florence Parly lui a adressé une fin de non-recevoir, le 20 février.

Au bout du fil, Jean-Pierre Woignier laisse échapper l'émotion indignée de celui qui est convaincu de son bon droit : "Je ne comprends pas pourquoi on accorde le statut aux uns et pas aux autres. Et pas à mon fils. C'est une question de principe".


Voilà plusieurs mois que ce sexagénaire des Alpes-Maritimes est en conflit avec le ministère des Armées. Pour comprendre la situation, il faut remonter au 2 août 2017, quand son fils, l'adjudant-chef François Woignier, est tué lors d'un exercice de préparation à une opération extérieure, au troisième régiment parachutiste d’infanterie de marine de Carcassonne. Le véhicule blindé de 13 tonnes dans lequel il est embarqué se retourne sur le militaire de 37 ans, après que son conducteur en a perdu le contrôle. Le chemin était raviné et dangereux. Aussitôt, son père demande à ce qu'il soit considéré comme "mort pour le service de la Nation". En vain. Après des mois de discussion, Martin Briens, le directeur de cabinet de la ministre des Armées, Florence Parly, a adressé à sa famille, le 20 février, une fin de non-recevoir, au nom de sa patronne.

"Conformément à la réglementation en vigueur, il n'est pas possible de réserver une suite favorable à votre demande", écrit le collaborateur ministériel dans sa missive. Les décès lors d'exercices militaires ne sont pas couverts par ce statut, a estimé Florence Parly, qui dispose d'un pouvoir d'appréciation discrétionnaire sur ces questions. Balivernes, estime Jean-Pierre Woignier : "J'ai étudié tous les cas. Celui de François rentre dans les critères". Telle était également l'analyse du régiment de Carcassonne, qui a demandé la citation quelques mois après l'accident. Mais pas celle du gouvernement.

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