Peuple de France : Toutes les manoeuvres de Macron pour briser les Gilets jaunes échouent

vendredi 22 mars 2019

Toutes les manoeuvres de Macron pour briser les Gilets jaunes échouent

A trop user de la manipulation pour ne régler aucun problème, on court le risque de la voir revenir en boomerang.
A trop user de la manipulation pour ne régler aucun problème, on court le risque de la voir revenir en boomerang.


Si la manifestation du samedi 16 mars a, contrairement aux précédentes, provoqué des dégâts considérables sur les Champs-Élysées, ce n’est pas par hasard.


Cette manif qui voulait clamer haut et fort ses revendications auprès d’un pouvoir autiste et favorable aux seuls privilégiés, entendait aussi démasquer le Grand débat parvenu à son terme, pâle copie des vrais débats menés par les Gilets jaunes. Une pantomime réglée dans ses moindres détails et animé par un Monsieur Loyal n’hésitant pas à mouiller la chemise. Bien d’autres réunions d’initiatives locales et d’innombrables contributions citoyennes suivirent, tant les Français avaient besoin de s’exprimer, mais avec quels résultats ?…

Une manif qui dénonçait la supercherie d’un président voulant faire croire que l’écran de fumée allait accoucher de réalités tangibles, afin de ne pas répondre aux attentes des Français en difficulté. Quel crédit accorder aux formules passe-partout exprimant son souci de voir l’exploitation des remontées déboucher « sur une restitution globale, loyale, exhaustive, efficiente » ? Où sont les retombées concrètes, « efficientes » ? Certes, le château des illusions a recueilli plus de 400 000 contributions mais ne connaissait-on pas d’avance le contenu des doléances : pouvoir d’achat notamment, mais aussi « les questions d’immigration » que faisait semblant de découvrir le ministre Lecornu, par ailleurs animateur des débats…

Du fait des délais de dépouillement, du débat parlementaire qui devrait suivre, de l’examen des réformes sociales et politiques… il y a peu de chances que les Français obtiennent quelque chose avant les Européennes. La manif du 16 mars était une dénonciation de ces trois mois de bavardages sans fin, coûteux et inutiles, qui auront tout de même permis au président de mener campagne pour les européennes et de gagner du temps. Contre-feu bavard qui, bien sûr, avait été orchestré dès le départ.

Mais pourquoi la manif du 16 mars a-t-elle pu dégénérer aussi dramatiquement ? Sur un plateau télé, un syndicaliste policier s’étonnait que les fouilles aient été négligées (certains casseurs portaient des tronçonneuses et autres « outils » sans que les policiers pourtant proches interviennent). Comment a-t-on pu laisser 1 000 ou 1 500 casseurs rejoindre le cortège et le prendre en otage, alors que la plupart, connus et fichés, auraient pu être interdits de manifester ou interceptés préventivement ?

Le syndicaliste faisait aussi remarquer que, lorsque la police arrête les casseurs, encore qu’il soit rare qu’elle arrive à les prendre en flagrant délit, trop souvent les magistrats les condamnent à des peines légères, sinon les relâchent. Serait-ce parce que les Black Blocs, militants de l’ultragauche radicale, parfaitement organisés et formés à la guérilla urbaine, s’en prennent systématiquement aux symboles du capitalisme : banques, magasins et restaurants de luxe ? Ce à quoi ont applaudi quelques Gilets jaunes inconscients que les médias se sont empressés de passer en boucle pour laisser croire que c’était là la position du mouvement. C’est confondre une révolte populaire avec un mouvement extrémiste qui rappelle les Brigades rouges italiennes et la bande à Baader en Allemagne qui, dans les années 70, se rendirent coupables d’attentats et d’assassinats et pour qui une gauche bien-pensante eut les yeux de Chimène.

Comment est-il possible que 5 000 gendarmes et policiers n’aient pu venir à bout d’un millier de casseurs qui, du matin au soir, ont attaqué les forces de l’ordre et saccagé où brûlé plusieurs centaines de magasins ? Selon un autre syndicaliste, la stratégie de Castaner abandonnait délibérément la rue aux casseurs sous prétexte d’éviter le sang et les affrontements. Manœuvre ou incapacité à prévoir ?… En outre, alors que le ministre disposait d’importantes réserves aguerries aux violences urbaines, il les avait affectées à la garde de bâtiments officiels dont, bien sûr, l’Élysée, que son hôte avait déserté pour aller skier sur les pentes pyrénéennes, le jour même où les Champs-Élysées étaient dévastés. Que se passerait-il donc demain si cette police était confrontée à une déferlante à grande échelle alliant, par exemple, Black Blocs et islamistes radicaux ?…

Le fiasco de samedi a agité le landerneau macronien et le Premier ministre a reconnu une certaine incompétence dans la conduite de l’opération. Pour apaiser la colère des commerçants et des riverains touchés par les saccages, on a sacrifié un fusible en limogeant le préfet de police de Paris, alors que le vrai responsable est Castaner, mais il est protégé par Macron. Mais si, jusqu’ici, les mâles déclarations de Macron avaient rassuré les Français (les choses allaient rentrer dans l’ordre, les Gilets jeunes seraient bientôt oubliés et la magie du Grand débat finirait par tout régler), soudain, les Champs-Élysées s’embrasent, la police est mise en difficulté. Les rodomontades ne font plus illusion et apparaissent pour ce qu’elles étaient : du vent. Pour les Français à nouveau inquiets, la belle formule qui avait prouvé son efficacité aux présidentielles : « Moi ou le chaos » est en passe de devenir: « Moi c’est le chaos. »

Il n’est même pas sûr que les Gilets jaunes soient discrédités et il semblerait qu’une partie des Français continue à les soutenir, car ils voient bien que l’amalgame avec les casseurs est trop beau pour être honnête. Le président qui voulait apparaître comme le pacificateur, en opposition au Rassemblement National qualifié de populiste fossoyeur de la démocratie, est en passe de perdre son pari. Pourtant, il aura tout essayé : répression musclée plus souvent à l’encontre des Gilets jaunes que des casseurs, eux très mobiles ; arrestations, dénigrement et mépris qu’avait cautionnés avec enthousiasme la caste médiatique : pour Jean-Michel Aphatie les Gilets jaunes étaient « une machine de destruction massive. » Brice Couturier fulminait : « Foutez-les en taule ! Rétablissez l’ordre ! » Jean Quatremer voyait en eux « un mouvement de beaufs d’extrême- droite, poujadistes, factieux et rouge-brun. » Christian Barbier proposait « de supprimer la redevance, ce qui les conduira à regarder davantage la télé car ils n’ont pas beaucoup de distractions. » Quant à BHL, il les situait « entre l’histoire de France et la poubelle ».

Emmanuel Macron aura essayé bien d’autres stratagèmes : téléguidage d’un contre-mouvement, « Les Foulards rouges », censés rassembler la France responsable contre la chienlit ; tentatives pour faire émerger des listes jaunes aux européennes ; accusation d’actes antisémites mais le coupable était un salafiste radical déguisé en Gilet jaune. Finalement la bonne vieille méthode de l’infiltration et du pourrissement restait la plus simple et la plus efficace. Mais à trop user de la manipulation pour ne régler aucun problème, on court le risque de la voir revenir en boomerang.

Se contenter de jouer la montre en restant sourd aux revendications inlassablement répétées depuis quatre mois qui témoignent du profond malaise du pays, ignorer la colère qui monte, c’est l’exacerber...

[...]

Max Chaleil pour ripostelaique.com


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1 commentaire:

  1. Il n'a qu'a repartir chez papa et maman jouer a la poupéee.Nous avons un chef d'état illégitime qui est entrain de détruire et islamiser la France. A quand au minima sa destitution.

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