Peuple de France - Revue de presse française et internationale: Emmanuel Macron sèchement recadré par l'Allemagne

mercredi 13 mars 2019

Emmanuel Macron sèchement recadré par l'Allemagne

Dans une tribune parue ce week-end dans le grand quotidien allemand Welt, la patronne de la Démocratie Chrétienne Annegret Kramp-Karrenbauer, très probable successeur d’Angela Merkel, a sèchement recadré Emmanuel Macron, en rajoutant une provocation caractérisée à l’égard de la France.
Dans une tribune parue ce week-end dans le grand quotidien allemand Welt, la patronne de la Démocratie Chrétienne Annegret Kramp-Karrenbauer, très probable successeur d’Angela Merkel, a sèchement recadré Emmanuel Macron, en rajoutant une provocation caractérisée à l’égard de la France.

En proposant d’installer définitivement le Parlement européen à Bruxelles, en supprimant son siège de Strasbourg donc, elle inflige à notre pays, membre fondateur et principal pilier de la communauté européenne, une gifle cinglante.


Inutile de vous préciser que nous nous y opposerons catégoriquement et le peuple français avec nous.

Sa vision de l’UE est toute aussi européiste que celle d’Emmanuel Macron, mais avec des nuances qui marquent la volonté allemande de préserver sa domination économique et monétaire sur cette « union » et surtout de ne pas soumettre le contribuable allemand à plus de charges.

Ainsi, le rêve de mutualisation de la dette européenne qui ferait courir un risque important sur les finances publiques allemandes en cas de défaut d’un pays du sud est écarté. Tout comme l’idée d’assurance-chômage transeuropéenne – pas question en effet que Berlin paie pour les chômeurs italiens, français ou grecs. Quant à la proposition macronienne d’un salaire minimum européen il est contraire aux intérêts de l’industrie allemande trop heureuse de sous-traiter en Europe centrale où les salaires sont bas. Mis de côté également le concept d’une garantie européenne des dépôts bancaires qui ferait courir le risque à l’épargnant allemand de devoir renflouer une banque transalpine ou hellénique.

La réforme de la zone Euro voulue par Macron ? Mais pourquoi faire se dit-elle : tout va très bien pour nous de ce côté du Rhin, nous avons une monnaie qui nous va très bien et lamine un peu plus tous les jours nos voisins français et nos amis italiens les rendant années après années plus déficitaires, plus endettés donc plus faibles.

Madame Kramp-Karrenbauer souhaite un siège permanent pour l’UE au Conseil de Sécurité des Nations Unies. Cette demande conforte la crainte que Marine Le Pen a maintes fois exprimée à ce sujet, et qui fut tant moquée par nos détracteurs, d’un transfert du siège français à celui de l’UE. Comment en effet imaginer que les grandes puissances acceptent la cohabitation de deux organes, détenteur chacun d’un droit de véto, et dont l’un fait partie de l’autre ? Par ailleurs concéder à l’UE ce siège permanent aboutirait à admettre l’existence d’une nation européenne supranationale et souveraine. Qui d’autre que des Européistes illuminés partagerait une telle ineptie ? Sorti de l’UE, le Royaume-Uni ne serait évidemment pas concerné.

Le projet d’un porte-avions européen, appelé de ses vœux par la présidente de la CDU, est certes un pas de plus vers cette « armée européenne » dont rêve Emmanuel Macron, mais « en même temps » un délire opérationnel. Le remplacement à terme du Rafale par un avion de combat franco-allemand est ardemment souhaité par la future chancelière et pour cause : il marquerait un recul de plus pour la France qui conserve pour l’instant une certaine indépendance en matière d’aéronautique militaire.

Il y a pourtant dans cette tribune qui prétend rendre l’Europe « plus forte » donc, vue la déliquescence française actuelle, plus allemande, une forme d’acquiescement à notre condamnation de l’Europe telle qu’elle est. « Aucun super-État européen ne saurait répondre à l’objectif d’une Europe capable d’agir. Le fonctionnement des institutions européennes ne peut revendiquer aucune supériorité morale par rapport à la coopération entre les gouvernements nationaux. Refonder l’Europe ne se fera pas sans les États-nations : ce sont eux qui fondent la légitimité démocratique et l’identification des peuples. Ce sont les États membres qui formulent leurs propres intérêts et en font la synthèse à l’échelon européen », écrit Madame Kramp-Karrenbauer.

Le jour viendra où une France renaissante et dirigée par des Français d’âme et de cœur reconstruira avec la pragmatique Allemagne, l’incontournable Italie et tous nos partenaires du continent, une Europe des Nations et des peuples. Le 26 mai prochain est l’occasion de jeter la première pierre de cet édifice européen renouvelé.

Tribune libre de Jean Messiha*

* tribune rédigée en collaboration avec Frederic Amoudru, ancien cadre dirigeant d’une grande banque française


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2 commentaires:

Gilbert Rocaries a dit…

Oui,il y en a marre d'etre a la botte de l'allemagne.Hollande dés son élection est alle se prosterner devant la chanceliére,idem pour jupiter. C'est un signe de faiblesse et d'asservissement.Monsieur je sais tout,n'a rien compris en politique,et c'est grave pour la france.Il nous fait perdre chaque jour de notre crédibilité internationale.Finalement c'est un pauvre mec qui nous dirige,ambitieux,arrogant,et tutti cuanti.

Laurine114 a dit…

Il est temps que nous retrouvions notre dignité, notre fierté ! Mais elle ne se fera avec jupiteux !!!

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