Peuple de France : Ce n’est pas le « libéralisme », c’est la machine infernale des Prélèvements obligatoires, qui vous asphyxie

dimanche 10 mars 2019

Ce n’est pas le « libéralisme », c’est la machine infernale des Prélèvements obligatoires, qui vous asphyxie

Depuis la présidence de Valérie Giscard d’Estaing, la France a fait des choix qui l’enferment aujourd’hui dans une dramatique voie sans issue, dans une impasse.
Depuis la présidence de Valérie Giscard d’Estaing, la France a fait des choix qui l’enferment aujourd’hui dans une dramatique voie sans issue, dans une impasse.

La construction de l’Union européenne s’est accompagnée par un surprenant phénomène : la dépense publique a explosé, et les prélèvements obligatoires (social + fiscal + taxes) ont doublé depuis 1970.

La dette brute est passée de 252 milliards d’euros en 1980, à 2 299,8 milliards. En quarante ans, la dette publique a été multipliée par 10. La dette continue de croître. Au deuxième trimestre 2018, elle a grossi de 5,2 milliards d’euros par rapport au trimestre précédent. Elle augmente de 57 millions par jour ou de 2 407 428 euros par heure.

La dette publique atteint 99% du PIB.

En réalité, le PIB est le produit d’un véritable tour de prestidigitation comptable par lequel une partie de la dépense publique, la plus importante, est convertie en produit intérieur brut.

Comment s’opère ce miracle ? Comment transforme-t-on une dépense en produit ?

Comment la dépense publique devient du PIB

Et bien c’est très simple. Le salaire versé aux fonctionnaires est comptabilisé dans le PIB.

Plus vous créez d’emplois dans la fonction publique, plus vous augmentez le PIB.

C’est la recette miracle qu’ont trouvée nos gouvernants depuis 1980, pour masquer les conséquences catastrophiques de la construction européenne.

La construction européenne, la mondialisation ont eu pour effet de supprimer une part très importante du potentiel industriel du pays. Des millions d’emplois ont été perdus à la suite des fermetures d’usines, des délocalisations.


Pour compenser la destruction massive des emplois privés, des emplois productifs, la France a choisi de créer des millions d’emplois publics. Les différents gouvernements qui se sont succédé depuis les années 70, ont ainsi créé des millions de postes de fonctionnaires ou assimilés.

Au terme de ce processus hallucinant, la France compte ainsi 5, 6 millions d’emplois dans la fonction publique. Autant de demandeurs d’emploi.

L’Allemagne compte 3 millions d’emplois publics. Le taux de chômage est très faible.

Elle est peuplée de 80 millions d’habitants et son PIB s’élève à 3995 milliards d’euros en 2018.

La France compte 65 000 000 d’habitants et son PIB s’élève à 2282.8 milliards.

La France, moins peuplée, moins riche, compte proportionnellement, deux fois plus de fonctionnaires que son puissant voisin d’outre-Rhin.

En France, la masse salariale inscrite au budget de l’Etat s’élève en 2018 à 86.54 milliards d’euros.

Elle augmente dans le budget 2019 puisqu’elle passe à 88.32 milliards d’euros.

Pourquoi une augmentation de la masse salariale au lieu d’une baisse ?

Pour maintenir l’illusion de la croissance, d’une progression du PIB, que le chômage n’augmente pas, la France augmente sans cesse la masse salariale de la fonction publique. Pour calmer la grogne, elle augmente les dépenses sociales.

Pour alimenter cette machine infernale, le gouvernement ne peut qu’augmenter la dette, les impôts, les taxes. La limite du supportable est atteinte. La révolte des Gilets Jaunes l’atteste. La perte de confiance de la majorité des Français en ses dirigeants est alarmante. Qui s’en préoccupe ?

La quadrature du cercle

Si le gouvernement baissait la dépense publique en supprimant massivement des emplois de fonctionnaires, alors il diminuerait à due concurrence le PIB. Si le PIB baissait, tous les paramètres qui sont calculés à partir de lui changeraient. Par exemple, le montant de la dette exploserait et la France serait officiellement en récession. La fameuse notation chuterait. Les taux d’intérêt augmenteraient, elle ne pourrait plus régler le montant de l’intérêt de la dette, les dépenses sociales, etc.

Pourtant, il faudrait accepter le passage par une véritable cure. D’autres l’ont faite et ont obtenu d’excellents résultats.

En France, le courage n’est pas une vertu politique. Etre courageux et lucide, prendre des risques… n’est pas au nombre des vertus enseignées aux «élites». On lui préfère la démagogie, le copinage et les petites combines.

Pour maintenir l’illusion que le PIB progresse, que le chômage est stabilisé, la France s’endette toujours plus, prélève toujours davantage, décourageant l’initiative, détruisant le potentiel créatif des Français. A quoi bon se «défoncer» si le monstre-Etat s’empare de la plus grosse part de la richesse produite pour alimenter le tonneau des Danaïdes ?

Les responsables politiques ont choisi la logique de la faillite. Ils imposent une sorte d’Omerta. Il ne faut pas dire la vérité aux Français. Il faut continuer à faire comme le faisait la défunte URSS : maquiller les comptes publics, tricher, entretenir l’illusion.

Cette fuite en avant conduit le pays à la catastrophe. Chaque jour nous rapproche de la fin. Comme le disait Abraham Lincoln, on peut mentir, mais pas tout le temps à tout le monde. Viens un moment où la vérité éclate. Mais alors, elle a les effets dévastateurs d’une bombe.

© Sidney Touati pour Dreuz.info.


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