Revue de presse française et internationale - Peuple de France: Chantal Jouanno étrille une nouvelle fois le grand débat national

vendredi 22 mars 2019

Chantal Jouanno étrille une nouvelle fois le grand débat national

La présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP) est revenue pour Challenges sur son refus de piloter le grand débat lancé par Emmanuel Macron. «Ils ont confondu débat public et campagne électorale», a-t-elle déclaré.
La présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP) est revenue pour Challenges sur son refus de piloter le grand débat lancé par Emmanuel Macron. «Ils ont confondu débat public et campagne électorale», a-t-elle déclaré.

Chantal Jouanno est toujours aussi remontée contre le grand débat national qu'elle devait conduire au titre de présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP) avant de prendre ses distances avec l'initiative présidentielle en décembre dernier.


Dans un entretien accordé à Challenges, l'ancienne ministre des Sports est revenue sur ses déboires récents avec la CNDP.

Selon elle, l'exécutif n'a d'ailleurs «rien voulu entendre» de ses craintes et remarques quant à l'organisation du grand débat national. «Ils ont confondu débat public et campagne électorale. Ecouter, cela n'est pas convaincre. Ni faire de la pédagogie», poursuit-elle.

Sur le contenu même du grand débat et sa plateforme participative, Chantal Jouanno n'est évidemment pas enthousiaste : «Les questions sont vite orientées. Imaginez qu'on a demandé aux Français, au sujet des impôts, lesquels ils souhaitaient baisser sans jamais poser la question inverse !» Elle remet également en cause les questions fermées qui ne permettent pas le développement d'une analyse...

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Soumise à des règles très strictes en matière d'organisation d'une telle consultation, la CNDP n'aurait pas pu accepter celles fixées par le gouvernement. «L'exécutif voulait pouvoir relire et corriger le rapport final!», explique la présidente.

Chantal Jouanno avait choisi de prendre ses distances après une polémique sur son salaire. Celle-ci était apparue le 7 janvier mais certains s'étaient étonnés en coulisses de la révélation soudaine de ses 14.700 euros de rémunération mensuelle, alors que les relations commençaient à se tendre entre la CNDP et l'Élysée. Pour autant, la présidente de la Commission n'avait pas cessé de mettre en garde l'exécutif sur les conditions incontournables auxquelles un débat public devait se soumettre, notamment en matière de transparence, d'équité, d'équilibre de la parole citoyenne et de restitution des contributions.



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