Peuple de France-Revue de presse: «Lettre aux femmes voilées et à ceux qui les soutiennent», le nouvel ouvrage de Jeannette Bougrab

mercredi 13 février 2019

«Lettre aux femmes voilées et à ceux qui les soutiennent», le nouvel ouvrage de Jeannette Bougrab

Jeannette Bougrab est, en quelque sorte, une lanceuse d’alerte. Son nouvel ouvrage, Lettre aux femmes voilées et à ceux qui les soutiennent, aux Éditions du Cerf, est un cri d’indignation et un signal d’alerte.
Jeannette Bougrab
Jeannette Bougrab est, en quelque sorte, une lanceuse d’alerte. Son nouvel ouvrage, Lettre aux femmes voilées et à ceux qui les soutiennent, aux Éditions du Cerf, est un cri d’indignation et un signal d’alerte.

Alors que de nombreuses femmes se battent dans les pays musulmans pour protester contre l’obligation de porter le voile, à Paris à Amsterdam, dans les grandes métropoles européennes, des idéologues gauchistes et féministes le défendent comme un progrès.


Jeannette Bougrab décortique, avec cet ouvrage, les manipulations autour de cette question, dresse le portrait de victimes et revient sur l’enfer vécu par ces femmes. Elle retrace l’histoire politique du port du voile, le fait remonter en 1979 à Téhéran, où son instigateur, l’ayatollah Khomeiny, fonde la première république islamique de l’histoire. À partir de ce moment, en Iran, le port du voile obligatoire est inscrit dans la loi. Depuis, nombre de musulmans en font un usage révolutionnaire, vindicatif, un instrument politique prosélyte dans la nature de ce qu’est l’islam. Elle raconte le silence de la presse internationale à propos des mouvements de contestation contre le port du voile, le silence, aussi, sur la répression… Ces femmes qui défendent le droit de ne pas porter le voile se retrouvent « emprisonnées, flagellées, décapitées ».

Alger, 1991 : « Katia est morte assassinée par un membre du GIA » (Groupe islamique armé), elle ne portait pas de voile. Le climat est aussi meurtrier en Algérie, pas besoin de légiférer car des milices islamistes font appliquer la charia en toute impunité.

Les femmes qui n’y portent pas le voile sont agressées en pleine rue et rouées de coups sans que personne ne bronche, c’est normal, elles sont en faute, elles ne respectent pas la loi islamique.

Cependant, la situation évolue en Algérie, les exactions contre les femmes ne portant pas le voile commencent à déranger ; le 18 octobre 2018, l’Algérie prohibe le port du voile intégral dans le pays. Il faut noter que « le 17 juillet 2018, le Comité des droits de l’homme des Nations unies a jugé que la France, en adoptant une résolution interdisant le voile intégral, a discriminé les musulmanes en violation du pacte international des droits de l’homme » ! Il faut alors mesurer le degré d’aveuglement des Occidentaux si même des pays musulmans prohibent le port du voile intégral.

Amsterdam, 2004 : l’auteur évoque le court-métrage Soumission au cours duquel des femmes musulmanes interpellent leur Dieu sur les violences qu’elles subissent au nom de la religion, l’excision, le mariage forcé, le voile intégral. Le réalisateur Théo van Gogh est cité : « Si je fais un film en Hollande en 2004 sur lequel je ne peux pas mettre mon nom sans mourir, cela veut dire que nous vivons en pleine barbarie. » Théo est mort quelques mois plus tard, assassiné par un musulman.

Jeannette Bougrab parle du problème du sexe dans l’islam, la frustration endémique du musulman, le fait que les femmes doivent être couvertes pour ne pas attiser le désir et, d’un autre côté, l’esclavage sexuel qu’elle subissent…

Riyad, l’Arabie saoudite, c’est là, dans ce pays ami de l’Occident, partenaire économique et stratégique, que se développe et se déploie cette vision rigoriste de l’islam. C’est de là que partent les fonds pour les mosquées radicales, les organisations islamistes, c’est là que se forment les prédicateurs, c’est là « d’où vient le mal ». Elle finit en dénonçant l’aveuglement de l’Occident, des pouvoirs publics, des féministes qui défendent le port du voile comme un progrès, voire une émancipation de la femme ; « le voile, pas plus aliénant que la mini-jupe », déclarait Esther Benbassa en février 2016.

Nicolas Pécari pour bvoltaire.fr

Éditions du Cerf


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