Peuple de France - Revue de presse française et internationale: Emmanuel Macron En Marche... vers la sortie !

vendredi 1 février 2019

Emmanuel Macron En Marche... vers la sortie !

Le Monde diplomatique, Frédéric Lordon : « Macron l’éborgneur » est allé trop loin, il doit partir. « Macron démission ! Macron démission ! » Tout est fait pour faire peur aux gens, afin de les dissuader de manifester.
Le Monde diplomatique, Frédéric Lordon : « Macron l’éborgneur » est allé trop loin, il doit partir. « Macron démission ! Macron démission ! » Tout est fait pour faire peur aux gens, afin de les dissuader de manifester.

Le gouvernement a sciemment continué à utiliser des armes dangereuses alors que la plupart des autres polices européennes ne les utilisent pas contre des manifestants pacifiques.
Normalement, un régime qui en est là ne connaît qu’une forme de sursis (selon) le degré auquel le pays est imprégné de la détestation de Macron. En clair, Macron est haï. Et pour des raisons écrasantes, incontestables, dont la gravité ne cesse de croître.

Dans la série des actes par lesquels un souverain en vient à perdre sa légitimité, le point maximal est atteint quand il prend le parti de constituer sa population en ennemie, et par conséquent de lui faire la guerre.

Déployer des blindés en ville, équiper les forces de police de fusils à pompe et de fusils d’assaut, infliger aux manifestants des blessures… de guerre : Castaner est bien être en guerre contre la population.

Si Macron en est à prévoir des plans d’exfiltration des ministres et à prépositionner un hélicoptère pour l’évacuer de l’Élysée, c’est que ce régime LREM ne s’illusionne pas quant à la réalité de ses rapports avec la population. En vérité, ce pouvoir est symboliquement à terre. Il a franchi un à un tous les seuils du discrédit, et puis ceux du scandale. Il ne lui reste plus que la force armée pour contenir la contestation.

Et pour tenter de tenir, les répétiteurs collabos moutonniers médiatiques s’acharneront jusqu’au bout à soutenir qu’élu régulièrement, haut la main ajouteront les plus bêtes oublieux des conditions réelles de son élection, il serait « légitime ». Pour peu que Macron ait satisfait à une comédie électorale entièrement truquée, il peut parfaitement mutiler ses opposants, envisager de leur faire tirer dessus au fusil d’assaut, s’engager dans des voies juridiques proto-totalitaires, sans que sa « légitimité » soit le moins du monde remise en question.

Mais ces verdicts de légitimité ne valent pas mieux que la légitimité des médias collabos. Or, de ce côté non plus, la situation n’est pas fameuse. On n’en finit pas de contempler les étonnants renversements qui conduisent l’éditocratie à trouver horrifiant ici ce qu’elle trouvait admirable là, et réciproquement. La foule haineuse : « Qu’ils dégagent ! Macron démission ! » Que signifie la distinction pour les médias de gauche : foule haineuse, hordes de casseurs, peuple en lutte, extrémistes violents, dictature policière, ordre républicain ?

Bloomberg : « La répression de Macron aux « Gilets Jaunes » fait paraître, en comparaison, Poutine en modéré ». Poutine, pourtant le nom propre de la tyrannie ? Macron pire ? C’est impossible. C’est pourquoi pas un média collabo subventionné français n’en parlera. Pas un n’a rapporté la stupéfaction de la presse anglo-saxonne qui observe, médusée, le devenir néofasciste du macronisme. Le fait que le « Gilet Jaune » est devenu une sorte de symbole international, adopté par tous ceux qui sont en lutte, pas un média collabo subventionné français n’en parlera. Voilà en tout cas où en sont encore les diseurs de légitimité. Obstinés à maintenir qu’un pouvoir en guerre contre sa population n’en est pas moins démocratique. Car c’est là toute l’inconséquence médiatique qui, après avoir occulté les violences policières, se met à en parler sous l’effet de l’emballement mimétique, mais sans retour de conscience, pour n’en tirer aucune conclusion substantielle !

La « démocratie » LREM, la violence d’État, fait la guerre au peuple et prépare une loi de musèlement de toute forme de contestation, ce qui ne pose pas le moindre problème de démocratie de principe.

Si bien que Macron peut continuer d’en appeler au « Grand débat » au nom de « la démocratie » LREM, pendant que, samedi après samedi, les hôpitaux se remplissent et que les tribunaux débordent d’innocents.

Il s’agit maintenant de faire savoir au pouvoir LREM qu’il est trop tard, beaucoup trop tard. En réalité, LREM c’est fini. Pour cette raison simple qu’on ne parle pas avec des institutions qui, après avoir fait pendant trois décennies la démonstration constante de leur absolue surdité, sont désormais passées au stade militaire (grenades au TNT, blindés, fusils d’assaut : stade militaire). Et on ne voit pas comment Macron, par quel subit accès de sincérité, se serait miraculeusement converti au faux grand débat de Macron l’arrogant à « l’écoute » !

Comment ignorer le misérable QCM scolaire de la macro-lettre à la déglingue, avec ses lignes toutes tracées qui ne concernent en aucun cas les vrais gens soumis au racket fiscal : « Baisser le taux d’impôt sur les sociétés à 25% », « Rendre la fiscalité du capital comparable à celle des pays européens pour stimuler l’investissement, y compris en supprimant l’ISF », à sa manière toute macronienne de poser les questions :

« Identifier le type de dépenses publiques à baisser », « Faut-il supprimer certains services publics ? »

[Mais en continuant la gabegie des milliards de subventions aux migrants, aux pays africains, aux ONG islamo-gauchistes, aux LGBT, au déglingo-Gender, aux écolo-gauchistes révolutionnaires, etc. !]

Éric Vuillard a écrit la « Guerre des pauvres », à propos de la révolte paysanne emmenée par Thomas Müntzer dans l’Allemagne du XVIème siècle : « C’est alors que le duc Albert de Mansfeld entama des négociations. Il fallait que ça traîne en longueur, afin de démoraliser l’adversaire et de gagner du temps. La négociation est une technique de combat ! » Et il faudrait Grand Débattre dans ces conditions ?

Pour l’éditorialiste du Monde de gauche pro-Macron, la réponse ne fait pas de doute :

« L’ultra-violence » de ceux qui veulent « attaquer la République (…), voire renverser le gouvernement (…) est la négation de la tolérance et du débat (…), [l’]ennemie de la démocratie ». Ici la revue est complète : il ne manque pas un recouvrement, pas une escroquerie nominale, pas une fausse position de problème.

Tout n’est-il pas joué quand le texte s’intitule « Gilets Jaunes » : « la violence ou le débat ? » À l’époque, Le Monde ne s’était pas encore aperçu qu’il y avait des violences policières. Et il ne savait pas comment on organise les faux « Grands débats ». Maintenant, il le sait, mais ça ne change pas sa manière de concevoir « la tolérance et le débat ». On sait quel degré de pantomime Le Monde est capable d’endosser pour maintenir la fiction de la démocratie ! En tout cas, nous savons que pour l’éditorialiste du Monde, la politique ne connaît qu’un état « le débat » (LREM), à part bien sûr son opposé maléfique « la violence » (des « Gilets Jaunes ») !

Qu’on doive faire semblant de débattre pour trancher des différences de troisième ordre au milieu des questions écrites par la macro-lettre à la déglingue, quand les « Gilets Jaunes » doivent subir les violences des LBD, ça n’ôte rien, aux yeux du Monde, de sa qualité de débat au faux « Grand Débat ». La « démocratie » a les défenseurs qu’elle mérite et qui sont ceux qui lui correspondent exactement ! (Frédéric Lordon)

Hormis les scénographies présidentielles aimablement relayées par les éditorialistes petits-bourgeois sur les chaînes d’information en continu, ça n’est pas ainsi que les « Gilets Jaunes » l’entendent. Logiquement, les institutions présentes, et Macron qui en incarne les tares au plus haut point, récupèrent aujourd’hui la fin de non-recevoir des « Gilets Jaunes ». On peut autant qu’on veut faire croire à la démocratie des institutions sous prétexte qu’elles pratiquent l’élection, sans que cela suffise à en faire des institutions démocratiques. En réalité, les institutions autoritaires finissent toujours par recueillir l’émeute, c’est donc dans l’ordre des choses.

Un certain Spinoza (Traité politique, V, 2.) a écrit ceci : « Les séditions, les guerres, le mépris ou la violation des lois doivent être imputées, c’est certain, non tant à la méchanceté des sujets qu’au régime vicieux de l’État ». Et c’est la seule conclusion valide à tirer des événements actuels : ils ont pour cause que le régime de l’État est vicieux. Un syndicaliste policier, invité de l’émission d’Arrêt sur images, exprime avec une désarmante candeur son désarroi : « Les manifestants ne jouent plus le jeu ». C’est tellement complet, tellement profond, que c’en est vertigineux. En un mot, tout est dévoilé. La pantomime démocratique-sociale, c’était un jeu. Vous faites semblant de demander, nous faisons semblant d’écouter. Incidemment, le syndicaliste policier nous apprend que dans la liste des morts en puissance, on pourrait bien compter, non seulement Macron, les institutions de la Vème République, la presse, mais aussi les confédérations syndicales (au désespoir de leurs bases) : mortes d’inutilité, pour n’avoir fait trop longtemps que jouer à faire semblant de gouverner le pays.

Car voilà la chose enfin dite : Bastille-Nation, c’était un jeu. Comment s’étonner que, la nullité des corps intermédiaires étant visible de tous, le jeu de la mystification n’ait plus la cote ? Depuis 1995, aucune action revendicative dans la forme réglée de la manifestation n’a rien obtenu ! Mobilisation après mobilisation, on a vu un million de manifestants, puis un et demi, puis deux, et puis rien ! Ce que le « minimum syndical » n’a jamais cessé de démontrer : les syndicats aiment tant le jeu qu’ils sont prêts à le jouer à n’importe quelle condition, à ramer pour mettre toujours plus de monde dans la rue pour toujours moins de résultat.

« Depuis la réforme des retraites en 2003, les gens ont intériorisé l’idée que la grève ne servait à rien pour se faire entendre » (« Pourquoi les syndicats peinent à mobiliser les enseignants », Le Monde). Dans ces institutions-là, rien ne sert plus à rien pour se faire entendre. Alors, que reste-t-il pour se faire entendre quand il n’est plus possible de se faire entendre à part la voie des « Gilets Jaunes » ? De là le policier stupéfait, et ses manifestants qui « ne jouent plus le jeu ». C’est exact : les « Gilets Jaunes » n’ont plus envie de jouer. Ils ne jouent plus le jeu, pour avoir tout simplement compris cette vérité que, dans le monde de Macron, on ne parle qu’à un mur. Voilà très exactement ce que signifie le « régime de l’État LREM est vicieux » : délibérément fermé à tout, il ne laisse d’autre alternative que de le souffrir tel quel ou de le renverser. Souffrir : depuis, trente ans, c’est assez. Donc le renverser ! Au stade où nous en sommes, il n’est plus seulement question du barrage de Macron, mais aussi de l’infamie des personnes, qui font du renversement presque une exigence sanitaire.

On dit qu’on connaît Macron à ceux qu’il a choisis pour en faire ses proches. Castaner, Griveaux, Benalla. Pour Benalla, on commence à être fixés. Pour le cas Griveaux, les Français sont bien avancé aussi !

Mais là, avec Castaner, c’est le bouquet : « Aucun policier n’a attaqué de « Gilets Jaunes »! » C’était déjà une sorte d’exploit. Ici on se demande : Que peut-il se passer dans la tête creuse de Castaner pour oser dire ceci, quand il doit savoir que les réseaux sociaux sont submergés des preuves de son obscénité ?

Mais on sait que quelqu’un a atteint le dernier degré de l’ignominie quand ses efforts pour tenter de s’en tirer l’y enfoncent toujours davantage ! Même France Info, la honte du journalisme collabo pro-Macron, n’osera pas reprendre tels quels les éléments de langage du sinistre ! Castaner est un opportuniste recyclé du Parti socialiste, comme Griveaux. C’est comme un destin historique de la social-démocratie et d’une certaine « gauche républicaine » que de se rouler dans la honte, dans la médiocrité et dans la vulgarité LREM.

Et maintenant Castaner : « On parle de perte d’œil, je préfère ne pas reprendre ce terme-là ».

Qu’est-il possible, même à froid, de penser d’un individu comme Castaner ? Qui peut lui accorder le moindre respect, à lui, mais aussi à celui qu’il sert, et aux institutions qui soutiennent de tels personnages ?

Yaël Pivet-Braun, la présidente nullissime et incompétente LREM de la commission des lois déclare sur RFI qu’elle « ne croi(t) pas qu’il y ait eu d’abus des forces de l’ordre ». Comment des députés LREM aussi nuls peuvent-ils s’étonner de retrouver murées leurs résidences ou peinturlurées leurs permanences ?

Vous aviez deux mains, une est arrachée par une grenade qui est une arme de guerre et vous vous entendez dire qu’il n’y a pas eu d’abus des forces de l’ordre, et même, de TF1, qu’il n’y a aucun blessé grave.

Macron ment outrageusement : « Vous êtes le seul pays qui utilise des grenades contre sa population » l’interpellent des étudiants à l’université de Louvain. Macron : « Alors là, vous dites n’importe quoi ! »

Qui niera qu’il y a de quoi avoir des envies de parpaings et de truelle, même à une seule main ?

Si c’est votre œil qui a fini dans une poubelle d’hôpital, Castaner préfère ne pas utiliser ce terme-là ! On se demande : Mais qu’est-ce qu’on peut faire avec ces gens-là ? Que faire d’autre que de les virer ? Peut-être faudrait-il s’aviser de le faire sans tarder, avant qu’ils n’aient achevé de refermer sur nous un État policier.

Élu avec un soutien réel d’à peine 10,5 % du corps électoral (24,1 % de score de premier tour à la présidentielle, corrigé d’un taux de participation de 79 % et d’un taux de vote utile de 45 %) (le président de tous les Français ?), tenu, par les conditions du second tour, de se séparer d’une partie de son programme, foulant au pied cet élémentaire devoir moral, portant et la violence sociale et le scandale à un point inouï, et désormais en guerre plutôt qu’en marche, Macron est allé trop loin, beaucoup trop loin. Il doit partir !

Il n’a aucun titre à faire valoir pour sa légitimité, à part les proclamations obstinées de l’éditorialisme de service. C’est une révolte, non sire c’est une révolution ! Pour Louis cette fois-ci c’est cuit : ça lui tombe dessus avec l’inéluctable. Et il n’y échappera pas. On doit se méfier de la résonance en histoire, mais on ne peut pas ne pas être sensible à ses avertissements éclairés, et à ses charmes bienfaisants.

À l’époque, le Barbier de Servile au Foulard Rouge, une prémonition LREM, ne voyait pas ce qu’on pouvait opposer à la légitimité de Louis XVI, puisqu’il avait été installé selon les procédures régulières de la succession dynastique parfaitement légitimes, ainsi, par conséquent, que le produit de leur opération.

Ce que ces gens-là, qui aiment tant se rouler dans la honte, dans la médiocrité et dans la vulgarité LREM, sont à l’évidence incapables de voir, c’est que la légitimité n’est pas une qualité substantielle.

Un temps les institutions sont dites légitimes. Et un jour, on les voit sous un autre angle, et on se dit qu’en fait elles ne le sont pas. Alors elles tombent toujours de la même manière : sous le poids du scandale.

« Malheur à celui par qui le scandale arrive ». Combien de « Gilets Jaunes » victimes devraient témoigner pour révéler le scandale des LREM complètement délabrés par leurs obsessions de répression criminelle ?

Un silence médiatique qui écrase les victimes permet aux LREM et aux bourreaux de continuer les violences policières et de continuer en toute impunité. Cela défie la raison, alors comment est-ce possible ?

Tout simplement parce que les social-opportunistes Castaner-Griveaux ont pour habitude de se rouler dans la honte, dans la médiocrité et dans la vulgarité LREM. Et ils ont un argument force en citant la parole d’évangile : « Luc chapitre 17 verset 1 : « Jésus dit à ses disciples : il est impossible qu’il n’arrive pas des scandales, malheur à celui par qui ils arrivent » ! Parole dévoyée pour leur éviter de porter la responsabilité du scandale et aussi pour traiter en brebis galeuses les « Gilets Jaunes » victimes des violences de Castaner.

Concrètement le scandale des violences policières reste acceptable, ce qui ne l’est pas, c’est qu’on le sache. Un autre passage de l’Évangile accable les brebis galeuses Castaner-Griveaux LREM :

« Matthieu chapitre 17 versets 5-6 : « Si quelqu’un scandalisait un de ceuxqui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu’on suspendît à son cou une meule de moulin et qu’on la jetât au fond de la mer ».

La parole d’Évangile suffira ! Il s’en suit que les LREM prendront place dans l’Histoire : leur place ! Celles que Castaner et Macron sont en train de s’aménager. Macron va rester dans l’Histoire, c’est acquis : « Comme Macron-l’éborgneur, Macron-la-grenade, ou Macron-l’hélicoptère ». Car maintenant, il faut qu’il parte !

(librement résumé, modifié et adapté de Frédéric Lordon, Le Monde diplomatique, 28-01-2019)

© Thierry-Ferjeux Michaud-Nérard pour Dreuz.info.


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1 commentaire:

  1. Oui Monsieur il est grand temps que jupiter degage,avant qu'il ne soit trop tard. Nous avons un malade a la tete de l'état.Un malade trés dangereux,pour la démocratie,et les libertés.
    Avant que le peuple se souléve,qu'il réfléchisse,et face son mea culpa. Trop c'est trop.
    Il faut arréter de démolir la nation.

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