Peuple de France - Revue de presse française et internationale: Je choisis la prison gratuite plutôt que l'Ehpad trop cher !

mercredi 23 janvier 2019

Je choisis la prison gratuite plutôt que l'Ehpad trop cher !

C’est la honte de la France de constater le sort qui attend les personnes âgées dépendantes. Ce sont des victimes toutes désignées et ils doivent payer très cher pour ne pas être bien traités.
C’est la honte de la France de constater le sort qui attend les personnes âgées dépendantes. Ce sont des victimes toutes désignées et ils doivent payer très cher pour ne pas être bien traités.

17 millions de retraités vivent avec une pension moyenne de 1300 euros/mois et la pension moyenne d’une femme est de 1000 euros/mois.
Or, les femmes seules constituent 70% des pensionnaires des maisons de retraite.

La majorité de ces millions de retraités, ceux qui auront eu la chance d’échapper à un cancer, un AVC ou à toute autre maladie mortelle et ceux qui n’auront pas eu la chance de s’endormir un soir et de ne pas se réveiller, quittant ce monde sans souffrir et sans devenir un handicap pour ses proches ou un handicap pour lui-même, devront être dirigés vers des maisons de retraite, médicalisées ou non.

Décision souvent tragique mais inévitable.

Or il existe un véritable scandale entre le coût d’une place dans une de ces maisons de retraite et les pensions versées aux retraités.

Les « Ehpad » coûtent cher, très cher, trop cher.

La facture est souvent astronomique, de 2000 à 5000 euros/mois en moyenne et cela demande d’énormes sacrifices financiers allant jusqu’à l’hypothèque ou la vente du logement que les parents ont mis toute une vie à payer.

Les « Ehpad » sont des établissements privés qui cherchent la rentabilité en compressant les coûts au maximum et ce sont les pensionnaires qui en font les frais.

Ce témoignage d’un cuisinier « Ehpad » en apporte la preuve : « 4 euros de budget pour un repas dans une maison de retraite où le tarif est de 3500 euros/mois ».

Selon « 60 millions de consommateurs » le tarif moyen, en France, d’une place dans une maison de retraite est de 2500 euros, alors que la pension moyenne n’est que de 1700 euros.

Ces tarifs sont nettement supérieurs à Paris, en Ile de France, dans la région PACA et dans les grandes métropoles.  

20% seulement des personnes âgées sont en mesure de payer leur maison de retraite avec leur pension.

30% se trouvent devant l’obligation de vendre leur patrimoine ou de l’hypothéquer, quand elles en disposent d’un.

Sur le prix d’une journée les résidents prennent en charge environ 70%, l’Etat 20% et le Conseil Général 10%.

Une enveloppe de 25 milliards est consacrée à la dépendance mais cela s’avère très nettement insuffisant et très nombreuses sont les personnes âgées qui ne peuvent accéder à ces maisons de retraite tout simplement parce qu’elles n’en ont pas les moyens, leurs revenus sont très nettement insuffisants.

Et certains, parmi de ceux qui nous gouvernent, osent prétendre que les retraités français sont des privilégiés !

En 2050, 1/3 des Français aura plus de 60 ans et le nombre des centenaires sera multiplié par 10.

Aujourd’hui, l’âge moyen d’entrer dans une maison de retraite se situe entre 80 et 85 ans, alors qu’il était très nettement au-dessous il y a trois décennies, aux environs de 75 à 80.

Or, selon les experts immobiliers, le prix de ces maisons de retraite va augmenter au cours des prochaines années et elles seront saturées à plus de 95% et la solution ne sera pas pour demain puisque notre population vieillit régulièrement.

Devrons-nous suivre l’exemple allemand et est-ce souhaitable ? Les allemands expédient leurs retraités vers des pays nettement moins chers que chez eux, en Slovaquie, Pologne, Tchétchénie, etc. où les tarifs sont trois fois moins chers ?

L’ONU précise que la France fait partie des très mauvais élèves, loin derrière la Suède, qui prend le mieux en charge ses « vieux », grâce à un état-providence (quelle chance !), devant la Norvège.

C’est la honte de la France de constater le sort qui attend les personnes âgées dépendantes. Ce sont des victimes toutes désignées et ils doivent payer très cher pour ne pas être bien traités.

Ils ne peuvent ni revendiquer, ni se mettre en grève, ni manifester, ni même porter un gilet jaune (D’ailleurs les gilets jaunes ne s’intéressent pas du tout à eux. Cela ne fait pas partie de leurs dizaines de revendications. Ils ne se battent pas pour le bien être des personnes âgées dépendantes).

Les « vieux » sont sans défense, ils sont une proie facile et silencieuse.

Quand une société atteint ce stade on peut être assuré qu’elle est en voie de perdition.

Certes, il existe, paraît-il, de nombreuses aides, de nombreuses initiales : APL, ALS, ASH, ASPA et APA (que toute personne âgée et en perte d’autonomie devrait percevoir, quelques soient ses ressources).

Mais je serais curieux de savoir combien de personnes âgées dépendantes perçoivent les aides auxquelles elles auraient droit ? Ne devrait-il pas exister un service qui devrait les distribuer à qui de  droit lors de chaque remise de dossier de placement en Ehpad ?

Comme c’est le cas notamment pour les « migrants » clandestins qui ne parlent pas et ne comprennent pas notre langue et bénéficient immédiatement de toutes les aides sociales et financières auxquelles ils ont droit sans avoir rien à réclamer !

Combien de millions d’euros restent dans les caisses de l’Etat parce que ces aides ne sont pas distribuées à nos personnes âgées dépendantes ?

Un récent sondage a révélé, mais qui en tient compte ?, que 90% des Français sont pour un plafonnement des coûts de ces maisons de retraite et que 60% espèrent une véritable aide des pouvoirs publics concernant « la dépendance ».

En ce qui me concerne, j’ai résolu ce problème : quand je me trouverai devant l’obligation d’être placé en maison de retraite, je m’arrangerai d’une manière ou d’une autre pour être emprisonné (ce ne sont pas les occasions qui manquent, quoi que ! Toutes les personnes que je pourrais avoir envie de trucider sont déjà parties voir ailleurs comment cela se passe et braquer une banque, alors que je n’aurai plus besoin d’argent ?) mais alors, quelle joie d’être logé, nourri, blanchi, soigné, avec tout le confort, télé, salle de sport, médecin, infirmier, médicaments, bibliothèque, du papier et un crayon pour écrire, etc. et sans avoir un euro à payer, tout cela aux frais de la société.

Merci…Merci, trois fois merci !

Manuel Gomez


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