Peuple de France-Revue de presse: Macron estime que beaucoup de Français oublient le «sens de l'effort», l'opposition s'insurge

samedi 12 janvier 2019

Macron estime que beaucoup de Français oublient le «sens de l'effort», l'opposition s'insurge

Emmanuel Macron a-t-il volontairement jeté de l'huile sur le feu avant les nouvelles manifestations des Gilets jaunes du 12 janvier ?
Emmanuel Macron a-t-il volontairement jeté de l'huile sur le feu avant les nouvelles manifestations des Gilets jaunes du 12 janvier ? 

La veille de l'acte 9, le président a ainsi déclaré, lors d'un point presse, devant les maîtres-boulangers réunis à l’Elysée pour la traditionnelle galette des rois :
«Les troubles que notre société traverse sont parfois dus au fait que beaucoup trop de nos concitoyens pensent qu'on peut obtenir sans qu'[un] effort soit apporté.»


«Parfois on a trop souvent oublié qu'à côté des droits de chacun dans la République – et notre République n'a rien à envier à beaucoup d'autres – il y a des devoirs», a poursuivi le chef de l'Etat. Précisant sa pensée, Emmanuel Macron a clairement adressé un message aux nombreux Français qu'il estime peu enclins à l'effort afin qu'ils s'engagent dans le travail : 

«S'il n'y a pas cet engagement, ce sens de l'effort, le fait que chaque citoyen apporte sa pierre à l'édifice par son travail, par son engagement au travail, notre pays ne pourra jamais pleinement recouvrer sa force, sa cohésion.»

L'opposition a accusé le chef de l'Etat de provocation après cette sortie. Pour le président des Patriotes, Florian Philippot, «Emmanuel Macron récidive dans l’insulte contre son peuple !» «Pas le sens de l’effort ces infirmières qui triment ? Ces chômeurs qui galèrent ? Ces mères de famille seules ?», questionne-t-il par ailleurs en promouvant la mobilisation de l'acte 9.

Pour le président de la Région Auvergne Rhône-Alpes et président des Républicains, Laurent Wauquiez, «en cette période où la priorité est le retour à la sérénité, le président doit lui avoir le sens des responsabilités et ne pas provoquer davantage de tensions».

Le candidat du Parti communiste pour les européennes et adjoint à la mairie de Paris, Ian Brossat, ose espérer une allusion taquine du président envers les actionnaires : «J'imagine qu'il parle des actionnaires des entreprises du CAC 40 qui ont empoché 57 milliards d'euros en 2018 sans lever le petit doigt.»

[...]

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