Peuple de France-Revue de presse: Macron aurait dit à Benalla : “Tu vas les bouffer, t'es plus fort qu'eux”

jeudi 31 janvier 2019

Macron aurait dit à Benalla : “Tu vas les bouffer, t'es plus fort qu'eux”

Une enquête de plusieurs mois de Mediapart jette le trouble sur l'affaire Benalla. Elle révèle que l'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron a reçu explicitement le soutien du chef de l'État après sa mise en examen.
Une enquête de plusieurs mois de Mediapart jette le trouble sur l'affaire Benalla. Elle révèle que l'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron a reçu explicitement le soutien du chef de l'État après sa mise en examen.


C'est une petite phrase qui pourrait avoir d'énormes répercussions.


Mis en examen dans l'affaire des violences du 1er mai Place de la Contrescarpe, Alexandre Benalla a reçu le soutien d'Emmanuel Macron, révèle Mediapart, à la suite d'une enquête de plusieurs mois. "Tu vas les bouffer. T'es plus fort qu'eux, c'est pour ça que je t'avais auprès de moi." Ce message aurait été envoyé par le chef de l'Etat à son ancien collaborateur le 26 juillet 2018, soit quatre jours après sa mise en examen affirme Mediapart.

La scène se déroule à Paris, où Alexandre Benalla rencontre secrètement Vincent Crase. Une rencontre normalement interdite dans la mesure où les deux hommes n'ont pas le droit de se voir selon les termes du contrôle judiciaire accompagnant leur mise en examen, précise le site d'informations d'enquête. Lors de cette entrevue, Alexandre Benalla semble alors afficher fièrement ce soutien devant son acolyte, peut-on entendre via l'enregistrement de cet échange.

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Contacté par Mediapart, l’Elysée a démenti l’existence de ce message.

L’extrait audio dévoilé par le site d’informations montre également avec quelle légèreté Alexandre Benalla semble prendre l’affaire qui le concerne, révélée seulement huit jours plus tôt par Le Monde : « A 26 ans, si tu veux, y a pas grand monde qui vit… Qui provoque deux commissions d’enquête parlementaires, qui bloque le fonctionnement du Parlement… ». Vincent Crase, lui, s’inquiète de ce que pourraient trouver les enquêteurs et évoque un petit tour au siège de La République en Marche, où il était salarié : « J’essaierais bien d’y aller cette nuit, mais le problème, c’est qu’il y a des flics devant… ». Les deux hommes cherchaient-ils à dissimuler quelque chose ? C’est ce que veulent savoir les enquêteurs depuis le début de l’affaire, eux qui sont toujours à la recherche du coffre-fort d’Alexandre Benalla, introuvable.



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