Peuple de France-Revue de presse: Dupont-Aignan : « Le grand débat n'est qu'une mise en scène pour faire diversion

samedi 19 janvier 2019

Dupont-Aignan : « Le grand débat n'est qu'une mise en scène pour faire diversion

Le leader de Debout la France revient sur le début du grand débat national en dénonçant une opération de communication d'un « pouvoir aux abois ».
Le leader de Debout la France revient sur le début du grand débat national en dénonçant une opération de communication d'un « pouvoir aux abois ».


Entretien avec le député des Yvelines et tête de liste pour le scrutin européen.


Le Point : Comptez-vous contribuer au grand débat national  ?

Nicolas Dupont-Aignan : En démocratie, le débat est permanent ! Je n'ai pas besoin d'un grand débat national encadré et surdirigé pour contribuer. J'ai été le premier, dès le début de la crise des Gilets jaunes, à déposer, avec les sénateurs Jean-Louis Masson et Claudine Kauffmann, une proposition de loi avec une quarantaine d'articles apportant des réponses à la crise d'identité, la crise sociale et démocratique de notre pays. Ce grand débat est bancal depuis le départ, car Emmanuel Macron a prévenu qu'il ne changerait pas de politique ! Le seul débat qui peut exister doit s'organiser autour d'un référendum et d'une question précise. Tout cela n'est finalement qu'une mise en scène destinée à gagner du temps et à faire diversion. Emmanuel Macron demande « une minute de plus, Monsieur le bourreau ». La seule solution pour ce pouvoir aux abois est de revenir devant les Français afin de retrouver sa légitimité. Il peut le faire de trois façons : le référendum, la dissolution ou une nouvelle présidentielle. Il n'y a pas d'autres moyens de s'échapper. Le général de Gaulle a toujours osé le recours au peuple  !

Les sept heures de questions-réponses du président de la République étaient un exercice plutôt réussi…

Je ne rejette pas par avance tout ce que fait Emmanuel Macron. Cette réunion avec les maires aurait dû avoir lieu depuis longtemps, d'ailleurs. Cependant, s'il ne change pas parallèlement sa politique fiscale, ses orientations économiques, notamment la désindexation des pensions de retraite par rapport à l'inflation, s'il ne met pas en place le référendum d'initiative citoyenne ou ne propose rien sur l'immigration – il ne suffit pas de parler de quotas  ! –, tout cela ne sert à rien. Emmanuel Macron ouvre le débat en fermant les portes. C'est une contradiction structurelle.

Il a pourtant fait un geste en décembre avec des mesures de près de 10 milliards d'euros  ! 

Ce n'est pas en se contentant d'un énième chèque avec l'argent des Français que l'on répondra à cette crise. Ses « mesurettes » de 10 milliards ne sont pas financées et ne sont pas à la hauteur. Il ne fait pas d'économies parallèles, ce qui aboutira à des impôts nouveaux. Moi, je suis pour la récompense du travail. Je suis pour que l'on s'attaque aux gaspillages, notamment la fraude à la carte Vitale (un magistrat a évoqué 2 millions de fausses cartes Vitale, pour un montant de 14 milliards d'euros de fraudes). Je vais proposer 32 milliards d'euros d'économies, sans compter les 20 milliards d'euros de fraude internationale à la TVA que nous pourrions récupérer comme ont réussi nos voisins européens.

[...]

Entretien complet dans lepoint.fr


Sur le même thème lire aussi:




Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Participer à la discussion

Articles à lire aussi