Peuple de France-Revue de presse: "Ils lui ont tiré en pleine tête": la colère de la femme d'Olivier, victime de LBD

jeudi 17 janvier 2019

"Ils lui ont tiré en pleine tête": la colère de la femme d'Olivier, victime de LBD

Un acte disproportionné, "barbare" et délibéré: Cindy Béziade ne "pardonne pas" à la police déployée face aux "gilets jaunes" samedi dernier à Bordeaux d'avoir tiré "en pleine tête" au lanceur de balles de défense (LBD) sur son mari Olivier, depuis dans le coma.
Un acte disproportionné, "barbare" et délibéré: Cindy Béziade ne "pardonne pas" à la police déployée face aux "gilets jaunes" samedi dernier à Bordeaux d'avoir tiré "en pleine tête" au lanceur de balles de défense (LBD) sur son mari Olivier, depuis dans le coma.

Les dernières nouvelles, un message posté sur Facebook par son épouse, datent de mardi soir, trois jours après la manifestation. Sur son lit d'hôpital, le père de trois enfants, pompier volontaire à Bazas (Gironde), est toujours inconscient.


"Il est en réanimation. Il n'est plus dans le coma artificiel mais il ne se réveille pas de lui-même, c'est très compliqué. Il n'ouvre pas les yeux, il ne parle pas, rien. Il réagit à la stimulation uniquement, il est loin...", a expliqué Cindy Béziade à l'AFP.

Tout avait bien commencé samedi à la manifestation bordelaise, raconte-t-elle. "On marchait tous dans la rue Sainte-Catherine", une artère piétonne et commerçante de l'hypercentre. "C'était bon enfant. Il n'y avait aucune casse. Même les commerçants laissaient leurs affaires à l'extérieur."

Mais avant d'arriver sur la place de la Comédie, "on a été gazé" (reçu du gaz lacrymogène, ndlr) par les forces de l'ordre, ce qui "a dispersé tout le monde". Elle perd alors son mari.

Ces moments ont été filmés par plusieurs journalistes et vidéastes amateurs. Mardi soir, Cindy Béziade a de nouveau laissé éclater sa colère en relayant l'une d'elles sur Facebook: "Ça se passe de commentaires, je suis furieuse".

Ces vidéos montrent des policiers casqués, dont certains en civil, d'autres en uniforme avec boucliers et matraques, charger des manifestants rue Saint-Catherine. Aucune ne montre une menace immédiate contre eux.

Les "gilets jaunes" reculent ou s'enfuient, notamment par la rue de la Maison Daurade. A l'angle de cette rue, une vidéo montre un policier qui tire avec son LBD, une arme non-létale utilisée dans les opérations de maintien de l'ordre, à hauteur de tête, et un autre qui leur jette une grenade lacrymogène. La caméra se tourne alors vers la droite où, à une dizaine de mètres, un gilet jaune est étendu, dos aux policiers, face contre terre.

"Je ne pardonne pas cet acte barbare, ce n'est pas possible, je suis désolée mais entre la tristesse et la colère... C'est un tsunami dans la tête. Je n'arrive pas à avancer".

[...]

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