Peuple de France-Revue de presse: A Strasbourg, "un nid de personnes radicalisées" qui perdure depuis plusieurs années

vendredi 14 décembre 2018

A Strasbourg, "un nid de personnes radicalisées" qui perdure depuis plusieurs années

Avant l'attaque survenue mardi près du marché de Noël, la capitale alsacienne était déjà en proie au problème de la radicalisation.
Avant l'attaque survenue mardi près du marché de Noël, la capitale alsacienne était déjà en proie au problème de la radicalisation.


La menace planait depuis longtemps sur la ville. L'attentat perpétré dans le centre-ville de Strasbourg, mardi 11 décembre, n'est malheureusement pas une surprise pour les habitants et les élus de la capitale alsacienne.
Chacun se souvient qu'un projet d'attentat de grande ampleur avait été déjoué en 2000 contre ce même marché de Noël. "Cet attentat nous a fait comprendre qu'il fallait renforcer notre sécurité", raconte à franceinfo Fabienne Keller, maire de la ville de 2001 à 2008. "Une fois élue, j'ai demandé qu'on développe la vidéosurveillance, 24 heures sur 24, dans le centre ville et dans les quartiers." Mais depuis quelques années, c'est aussi une radicalisation souterraine qui inquiète les autorités locales.

En mai, dans les colonnes du Figaro, le maire, Roland Ries, disait souhaiter "être davantage informé des foyers de radicalisation", d'autant que "10% des fichés S vivraient dans l'Eurométropole", le nom de l'agglomération strasbourgeoise. Ce qui représenterait environ 2 500 individus sur les 25 000 suivis en France (dont 9 700 pour radicalisation), selon des chiffres de novembre 2017. "C'est sûr que Strasbourg fait partie des grandes villes qui sont surveillées, explique une source policière à franceinfo, car on sait qu'elle peut être visée. Mais de là à affirmer qu'il y en a plus qu'ailleurs, c'est difficile à dire."

"Comme il y a le Mirail à Toulouse et les Minguettes à Vénissieux, Strasbourg a aussi des quartiers plus compliqués." Une source policière à franceinfo

Interrogé par franceinfo, le ministère de l'Intérieur ne commente pas le chiffre avancé par le maire de Strasbourg. Mais au-delà des statistiques, le phénomène est constaté sur le terrain par certains acteurs. "Il y a à Strasbourg et dans le Bas-Rhin un nid de personnes radicalisées qui n'existe pas forcément ailleurs", observe Ghislain Benhessa, avocat au barreau de Strasbourg et spécialiste du terrorisme.

A la Maison des adolescents de Strasbourg, qui accueille au quotidien des jeunes en détresse, "les premières inquiétudes liées à la radicalisation islamiste remontent à 2014", explique sa directrice, Delphine Rideau. "Les jeunes qui sont partis en Syrie étaient essentiellement des jeunes adultes, mais aussi quelques plus jeunes, à partir de 14 ans", déplore-t-elle.

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