Peuple de France : Le Sénat rejette l'idée d'expulser les fichés S

vendredi 21 décembre 2018

Le Sénat rejette l'idée d'expulser les fichés S

Restant sourd aux propositions des responsables politiques de droite, un rapport de la commission des lois sénatoriales a rejeté, mercredi 19 décembre, toute idée d’expulsion ou d’internement des fichés S.
Restant sourd aux propositions des responsables politiques de droite, un rapport de la commission des lois sénatoriales a rejeté, mercredi 19 décembre, toute idée d’expulsion ou d’internement des fichés S. 


L’attentat de Strasbourg a ravivé le débat sur les fichés S. Certains, à droite, réclament l’expulsion ou l’internement des fichés S. Des propositions qu’a décidé de ne pas prendre en compte le Sénat rapporte Le Monde.

Dans un rapport livré mercredi 19 décembre devant le Sénat, la commission des lois sénatoriales a tout d’abord voulu souligner l’ambiguïté autour de la fiche S : « Les fiches S ont été assimilées à tort à un marqueur de radicalisation et de dangerosité », rapporte le groupe de travail, créé au lendemain de l’attaque perpétrée dans le quartier de l’Opéra à Paris, en mai, par un Français d’origine Tchétchène et fiché S. « Elles [les fiches S] ont fait l’objet au cours des dernières années d’une focalisation politico-médiatique délétère, tant pour l’efficacité de l’outil que pour l’action des services de renseignement », explique le groupe de travail. 


Le rapport indique donc que « la fiche S est un moyen d’investigation à faible coût humain, et pas un outil de suivi de la radicalisation ». Pour ce faire, il existe d’ailleurs un fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste, créé en 2015. En décembre, ils étaient 20 560 à être inscrit dans ce fichier et 29 973 à faire l’objet d’une fiche S, indique Le Monde. Parmi ces derniers, deux tiers sont épinglés pour radicalisation ou en raison de rapports avec des personnes radicalisées. Par ce rapport, les sénateurs ont voulu rappeler qu’il s’agit d’un outil destiné à faire remonter de l’information, pas à inscrire une personne parmi les objectifs des services de renseignement. Toujours selon Le Monde, seules 12% des fiches S exigent de « contacter immédiatement le service demandeur pour instructions ».

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