Peuple de France - Revue de presse française et internationale: "On est toujours en galère": paroles de "gilets jaunes" à Paris

samedi 15 décembre 2018

"On est toujours en galère": paroles de "gilets jaunes" à Paris

"Toujours en galère", "on avance à reculons"... : un mois après le début du mouvement des "gilets jaunes" contre la hausse des taxes et pour le pouvoir d'achat, les manifestants continuaient samedi de crier leur colère contre Emmanuel Macron.
"Toujours en galère", "on avance à reculons"... : un mois après le début du mouvement des "gilets jaunes" contre la hausse des taxes et pour le pouvoir d'achat, les manifestants continuaient samedi de crier leur colère contre Emmanuel Macron. 

Voici quelques témoignages recueillis à Paris:

Monaem Zarhouni: "on avance à reculons"

"Je suis venu pour participer mais tranquillement, dès que ça casse je me tire", prévient ce chômeur de 43 ans, père de deux enfants. "Avec ma femme, au chômage aussi, on n'a que 700 euros par mois pour vivre, c'est dur, on est toujours en galère", dit cet habitant d'Orléans.

"Il y a 20 ans, sans heures supplémentaires on pouvait gagner l'équivalent de 2.000 euros. Aujourd'hui on avance à reculons".

"C'est dur pour nos enfants. Ils n'ont même pas de lit pour dormir, ils ont deux vieux matelas au sol". "Quand on vit sous le seuil de pauvreté, les courses, c'est toujours au compte-gouttes".

Anthony Deveze et Daisy Villon: se battre encore

"On ne finit pas toujours les mois. Nos parents nous aident pour les courses, nous prêtent un peu d'argent", explique Anthony, 24 ans. Le couple venu de Vienne (Isère) et qui a deux enfants de 3 ans et 6 mois, loue une maison pour 800 euros et a un crédit automobile de 200 euros.

"Je travaille à 30 km, on vit à la campagne, je n'ai pas d'alternative", explique Anthony. "Et si on déménage en ville on s'éloigne de ma belle-mère qui nous garde les enfants parfois. Une nounou c'est trop cher pour nous", ajoute Daisy, 23 ans. Elle a perdu son emploi d'animatrice dans le périscolaire.

"Ce qu'a dit Macron, ça ne nous concerne pas, on ne touche pas la prime d'activité. On veut une hausse générale des salaires et une baisse des charges pour les petites entreprises", ajoute Anthony, intérimaire dans l'industrie pharmaceutique.

"On se battra tant qu'on n'aura pas gain de cause", appuie Daisy.

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