Peuple de France-Revue de presse: Macron et les retraités : De l’antipathie à l’acharnement

mercredi 19 décembre 2018

Macron et les retraités : De l’antipathie à l’acharnement

La coupe est pleine surtout que, lors de sa campagne et même après son élection, le Président avait à plusieurs reprises formellement garanti aux retraités le maintien de leur pouvoir d’achat.
La coupe est pleine surtout que, lors de sa campagne et même après son élection, le Président avait à plusieurs reprises formellement garanti aux retraités le maintien de leur pouvoir d’achat.

Dans la presse, comme sur les plateaux de télévision et bien d’autres médias encore, il n’est pratiquement jamais question à propos des sacrifices imposés aux retraités que de la dernière majoration de CSG de 1,70% (en réalité, 1,85% sur le montant net !) imposée par le pouvoir à compter du 1er janvier dernier.


Manifestement, tous ces gens n’ont rien compris à la manœuvre d’encerclement récemment lancée par le Président Macron contre ses têtes de turc favorites : ces rentiers qui se prélassent aux frais de la Nation, ces nantis cupides et voraces que sont les retraités. En effet avec une inflation annuelle qui pourrait approcher ou dépasser les 2% en 2019 et peut-être plus en 2020, la majoration dérisoire de 0,30% par an de leur pension de base va laisser à de très nombreux retraités une ardoise probable de 2,00 – 0,30 = 1,70% pour chacune des deux années à venir, en succédant de plus à une période de quasi-blocage sur plusieurs années.

Dés lors ceux qui ne se focalisent que sur la dernière majoration de CSG pour évaluer le sacrifice imposé aux retraités de la classe moyenne ont tout faux, puisque, sans entrer dans des calculs compliqués, à fin 2020 ces seniors auront en trois ans subi sur leurs pensions de base (et les autres risquent bien de suivre !) L’équivalent de trois hausses de CSG consécutives (une officielle et annoncée par l’impôt, deux autres sournoisement dissimulées dans la désindexation des pensions pour 2019 et 2020). Et on s’aperçoit qu’à chaque fois, comme par hasard et sans même que le pouvoir ne s’en cache, ces "hold up" successifs sont fléchés vers les actifs :

- une fois pour alléger leurs cotisations salariales,
- une autre fois pour exonérer leurs heures supplémentaires ou de substantielles primes de fin d’année
(€ 1 500 chez Total où le personnel n’est pourtant pas dans la misère !),
-ou encore pour "booster" la prime d’activité liée au SMIC.

Mais désormais, la coupe est pleine surtout que, lors de sa campagne et même après son élection, le Président avait à plusieurs reprises formellement garanti aux retraités le maintien de leur pouvoir d’achat. Pourtant, lors de sa dernière intervention, le Président a une fois de plus renié les promesses qui lui ont permis de se faire élire. En effet, le Chef de l’État a confirmé sa parfaite indifférence au déclassement de tous les retraités qui, ayant l’outrecuidance de dépasser le seuil fatidique des 2 000 euros mensuels, tout en demeurant exclus de l’exonération progressive de la taxe d’habitation, figureront bien sûr parmi les premiers contribuables à devoir financer plus de dix milliards d’euros de nouvelles largesses qui ne sont pas pour eux.

En réalité, il apparaît de plus en plus clairement qu’à l’instar de beaucoup de financiers, le Président voue une antipathie personnelle aux retraités. Ne sachant plus où trouver la moindre ressource, incapable de maîtriser la dépense de l’État, aux abois devant les exigences de Bruxelles, il a choisi en conséquence de faire cyniquement des retraites l"open bar" (service gratuit et à volonté) de son quinquennat. Jugés peu enclins à se mobiliser, les retraités sont devenus une catégorie sociale taillable et corvéable à merci, tandis que leurs retraites représentent une sorte de "réserve" dans laquelle le pouvoir puise sans vergogne pour régaler tous les actifs, qui réclament du pouvoir d’achat sur les ronds-points ou ailleurs.

Manifestement, l’idée que la réitération abusive de telles prédations pourrait rapidement conduire à une guerre des générations n’a pas effleuré le Chef de l’État (pas plus d’ailleurs que ne l’avait inquiété tout récemment l’émergence des gilets jaunes !). Et comme sa majorité parlementaire suit aveuglément le Président jusque dans ses errements, on observe maintenant et depuis plusieurs semaines que le centre de décision politique se déplace progressivement du Parlement vers la rue.

Ce n’est pas forcément un progrès et la prochaine échéance électorale pourrait bien le rappeler fort douloureusement à celui qui, loin de réunir les Français, n’a eu de cesse depuis le début de son mandat que de les humilier ou de les diviser.

Et même si personne n’a encore jamais osé le lui dire, s’il veut pacifier la fin de son quinquennat, ce Président ferait bien d’arrêter de s’acharner injustement sur une population de Français méritants qui, après une longue vie de travail, ont eu le tort de croire que leurs enfants feraient pour eux ce qu’eux-mêmes avaient fait pour leurs aînés.

Source: irefeurope.org


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2 commentaires:

  1. et macron ta pas de vieux chez toi et ceux de ta Marie Antoinette a oui ils sont riches combien de chocolaterie de luxe ? a Amiens et Arras faut venir en vison et un gros portefeuille pour info les Trogneux parent de la Brigitte

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  2. Et bien, si nous retraités vivons relativement bien, du moins pour certains, d'autres s'ils le peuvent profitent d'être à l'aise pour aider leurs descendants. Moi et ma femme aidons au maximum un petit fils de 26 ans qui est chômage et donnons de temps à autre une petite enveloppe pour d'autres à la limite de la difficulté. Pas de vacances et souci du bien être des nôtres.

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