Peuple de France-Revue de presse: Macron n’est pas un homme d’État

lundi 17 décembre 2018

Macron n’est pas un homme d’État

La France est gouvernée par un homme qui la déteste et qui déteste son peuple. Les mois à venir risquent d’être turbulents et effroyables.
La France est gouvernée par un homme qui la déteste et qui déteste son peuple. Les mois à venir risquent d’être turbulents et effroyables.

Emmanuel Macron aura sans doute parlé quand cet article paraîtra. Je ne sais ce qu’il aura dit, mais peu importe. Son attitude depuis dix-huit mois a été marquée par l’arrogance et le mépris vis-à-vis du peuple français.


Après avoir été élu au terme d’un véritable hold-up électoral (élimination de François Fillon par des procédés très douteux, soutien forcené de quasiment tous les grands médias visant à le faire apparaître comme le produit de l’année et comme le sauveur qui allait redresser la France, diabolisation de Marine Le Pen, présentée peu ou prou comme une réincarnation d’Adolf Hitler qui allait faire basculer le pays dans les ténèbres et le fascisme), il a gouverné de manière désastreuse et a rapidement montré ce qu’était son ordre de mission

Cet ordre de mission est dicté par ceux qui l’ont financé et propulsé là où il est : dissoudre la France dans une Europe technocratique, servir les intérêts d’une nomenklatura politico-financière planétaire, poursuivre le changement de peuple, écraser les classes moyennes.

Il pensait ne pas rencontrer d’obstacle majeur et comptait sur les grands médias qui l’ont tant soutenu et le soutiennent encore pour anesthésier des millions de Français et les conduire docilement vers l’euthanasie.

Il ne pensait pas qu’une augmentation supplémentaire des taxes sur les carburants serait l’équivalent de la célèbre goutte d’eau qui fait déborder le vase.

Lorsque le mouvement des gilets jaunes a émergé, son but a été d’emblée de l’ignorer et de le briser.

Il l’a ignoré en tenant des propos ne répondant aucunement à la colère et au désespoir exprimés et en parlant avec obstination du climat et de la « transition énergétique ».

Il l’a brisé en laissant colère et désespoir persister, en divisant le mouvement, en faisant recevoir des idiots utiles par le gouvernement pour leur lâcher d’une main des miettes qu’il compte reprendre de l’autre main.

Il l’a brisé aussi en laissant des violences se produire et dévaster Paris, en acceptant que ses seconds couteaux laissent entendre que le mouvement est imprégné de « peste brune » et d’« ultra-droite », en se murant dans le silence aux fins que les frustrations gagnent en intensité.

Puis il a présenté la situation qui a résulté comme une mise en danger de la république et des institutions justifiant que le pays soit placé en état de siège, et impliquant que les manifestants éventuels et leurs soutiens soient sommés de choisir entre apparaître comme des putschistes, ou appeler au calme.

Il est possible qu’il soit parvenu à briser le mouvement. Les grands médias, en le suivant docilement à chacune des étapes que je viens de décrire, l’auront, le cas échéant, bien aidé.

Cela dit, quelles que soient ses décisions désormais, quel que soit le discours d’accompagnement des grands médias, la colère et le désespoir ne disparaîtront pas et seront, au mieux, mis sous le boisseau et recouverts par une immense amertume.

Quoi que fasse Macron, quoi que disent les grands médias, le président a perdu la confiance d’une immense majorité de la population et l’a perdue à un degré tel qu’il ne pourra pas la regagner.

Une attitude digne d’un homme d’État impliquerait qu’il dissolve l’Assemblée nationale et accepte des élections législatives anticipées (et quand je lis, ici ou là, que la dissolution de l’assemblée nationale remettrait en cause le fonctionnement démocratique du pays, je sens un fort parfum d’imposture : quoi que je pense de lui par ailleurs, le général de Gaulle avait dissous l’Assemblée nationale, il y a cinquante ans).

Une attitude digne d’un homme d’État impliquerait aussi qu’il démissionne et qu’une élection présidentielle anticipée ait lieu (et quand je lis, ici ou là, qu’une élection présidentielle anticipée remettrait en cause plus gravement encore le fonctionnement démocratique du pays, je sens le parfum d’imposture s’accentuer : le général de Gaulle avait démissionné il y a quarante-neuf ans, après avoir perdu un référendum).

Macron n’est pas un homme d’État.

Sauf surprise, il va, dès lors, y avoir au mieux un changement de gouvernement – et peu ou prou la poursuite de la même politique.

La France est gouvernée par un homme qui la déteste et qui déteste son peuple. Les mois à venir risquent d’être turbulents et effroyables.

GUY MILLIERE pour les4verites.com


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