Peuple de France : Les Gilets jaunes ont-ils perdu la partie ? Le gouvernement refuse de « détricoter le plan Macron »

mardi 25 décembre 2018

Les Gilets jaunes ont-ils perdu la partie ? Le gouvernement refuse de « détricoter le plan Macron »

Au nom de la démocratie, nous n’écouterons pas la voix du peuple, a expliqué à quelques jours de la bûche, avec sa langue de bois, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux.
Au nom de la démocratie, nous n’écouterons pas la voix du peuple, a expliqué à quelques jours de la bûche, avec sa langue de bois, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux.

Ce dernier a exclu tout “détricotage” de la politique menée depuis le début du quinquennat à l’issue des trois mois de la grande concertation de terrain promise par Emmanuel Macron pour répondre à la crise des Gilets jaunes.


“Il y a un principe simple qui est que ces 18 mois ne seront pas détricotés en totalité par les trois mois de débat”, a-t-il dit lors du compte rendu du conseil des ministres à l’Elysée : [décodage : le dysfonctionnement fondamental de la démocratie française est qu’il n’existe pas de procédure démocratique rapide pour contraindre le gouvernement à payer pour ses erreurs et rendre des comptes à ceux qu’ils représentent]. “Je rappelle que nous avons un président de la République et une majorité parlementaire nette qui ont été élus sur un projet.” [et rien ne permet de le sanctionner s’il ne respecte pas ses promesses]

“Soit on jette aux orties la démocratie représentative qui est le fondement de nos institutions et on considère que désormais il n’y a plus que la démocratie participative directe… ce n’est pas le choix que nous faisons” [quelle arrogance ! Il y a 308 députés LREM pour représenter 20,7 millions de Français, 29 pour 2,3 millions de socialistes, et 8 députés FN pour 10,6 millions ! (résultats du second tour des élections)] a-t-il indiqué. “Nous faisons le choix de moderniser notre démocratie représentative en y associant mieux les citoyens”. [Le genre de paroles creuses dont les Français sont fatigués]

Après plusieurs semaines de flou, l’exécutif a esquissé à l’Elysée les contours de la grande “concertation nationale” qui doit permettre d’accompagner les Français dans la “transition écologique et sociale”.

La première phase, “qui a déjà débuté et qui durera jusqu’à la mi-janvier, doit permettre de nourrir la dynamique portée au niveau des maires, qui ont déjà commencé à faire remonter le résultat de leurs échanges avec leurs administrés”, a indiqué l’Elysée. [« Nourrir la dynamique » : quésaco ? Une « dynamique a été portée au niveau des maires », vraiment ? Ca n’a pas vraiment frappé les Gilets jaunes, qui représentent la seule dynamique visible depuis des années].

Une seconde phase sera ensuite conduite “pendant deux mois pleins” sur les thématiques annoncées par le Premier ministre, autour de questions précises sur lesquelles les Français seront invités à débattre.

“Le calendrier c’est d’arriver autour de la mi-mars avec la fin d’un grand débat qui nous permette d’ici la fin du mois de mars ou la mi-avril de prendre des décisions très concrètes”, a dit Benjamin Griveaux.

La concertation portera sur quatre thèmes :

  • Transition écologique,
  • fiscalité,
  • organisation de l’Etat et
  • démocratie et citoyenneté.


« Un temps envisagée comme une thématique à part entière, la question de l’immigration, qui avait suscité des critiques à gauche et de certaines associations et syndicats, a finalement été ajoutée au thème “démocratie et citoyenneté”. [« Consternant, a déclaré dans ces colonnes l’avocat Gilles-William Goldnadel : Jamais une promesse n’aura été reniée avec autant de vélocité. La preuve que le peuple est bâillonné : 8 français sur 10 considèrent l’immigration comme excessive. Mais la question ne sera pas posée ! » Ajoutons que la question de l’immigration n’a jamais été posée].

Tout cela s’appelle un doigt d’honneur aux Français et aux Gilets jaunes – et je m’y connais en doigts d’honneur.

© Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.


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