Peuple de France-Revue de presse: Gilets jaunes : Gérald Darmanin assure que le gouvernement aurait débloqué 10 milliards d'euros, même sans les violences

vendredi 21 décembre 2018

Gilets jaunes : Gérald Darmanin assure que le gouvernement aurait débloqué 10 milliards d'euros, même sans les violences

Le ministre de l'Action et des comptes publics Gérald Darmanin affirme ce jeudi 20 décembre que c'est l'opinion, et non les violences, qui a fait reculer le gouvernement face aux gilets jaunes. Un revirement alors que le gouvernement prétendait ne pas "gouverner avec les sondages".
Le ministre de l'Action et des comptes publics Gérald Darmanin affirme ce jeudi 20 décembre que c'est l'opinion, et non les violences, qui a fait reculer le gouvernement face aux gilets jaunes. Un revirement alors que le gouvernement prétendait ne pas "gouverner avec les sondages".


Ce jeudi 20 décembre, le ministre de l'Action et des comptes publics Gérald Darmanin estime, au micro de Franceinfo, que "ce ne sont pas les violences qui ont fait reculer le gouvernement" face aux gilets jaunes, mais "évidemment l'opinion publique".

Alors que le gouvernement a joué la fermeté dans cette crise jusqu'à ce qu'elle ne dégénère effectivement le 1er décembre, le colocataire de Bruno Le Maire à Bercy tente de sauver les apparences en saluant l'émouvant dialogue social entre le pouvoir et "le peuple français". Ce dernier "a dit à son gouvernement: 'vous devez aller plus vite dans la baisse des impôts et dans le soutien au pouvoir d'achat'", raconte l'ancien maire de Tourcoing.


Le locataire de Bercy n'hésite pas à forcer le trait dans l'analyse. Selon lui, il était du devoir du gouvernement d'entendre la colère populaire : "Pourquoi le gouvernement a écouté et a finalement changé une partie de sa politique ? Parce qu'il y avait un mouvement d'opinion publique, très important, incontestable. Un gouvernement qui n'écouterait pas l'opinion publique de manière aussi continue serait voué à l'échec". Le ministre va jusqu'à affirmer que les gilets jaunes auraient obtenu les concessions - relatives - de l'exécutif si le mouvement s'était borné à des actions pacifiques. "Je crois que le gouvernement aurait fait des avancées sociales importantes", prétend-t-il. L'attitude du gouvernement tout au long de la crise semble pourtant démentir le ministre.

Le 18 novembre, Edouard Philippe affirmait sur France 2, vouloir "tenir le cap". Pourtant, le soutien populaire au mouvement était déjà de 73%, selon un sondage du 14 novembre. Le 11 novembre dernier, Emmanuel Macron déclarait sur CNN ne pas être "obsédé par les sondages". Force est de constater que le Président est démenti sur ce point par son ministre...


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