Peuple de France : Gilets jaunes : "En janvier, ça va repartir très fort"

vendredi 28 décembre 2018

Gilets jaunes : "En janvier, ça va repartir très fort"

Des appels à des mouvements ce week-end et pour le Nouvel An ont été lancés.
Des appels à des mouvements ce week-end et pour le Nouvel An ont été lancés.

Il est mobilisé depuis le 17 novembre, premier acte de la longue saga des gilets jaunes. Mais entre cette journée d'automne et le passage à l'hiver, José Manrubia a changé de poste, quittant ses camarades arlésiens le 16 décembre pour prendre la direction de Paris.
Celui qui a proposé "la marche nationale" vers la capitale – avec une arrivée prévue le 19 janvier - a une mission. Celle de "porter la voix du mouvement pour en parler tout autour de nous". Et il le promet : "Nous nous organisons pour repartir plus fort l'année prochaine".

"La colère est en train de s'enrichir"

José Manrubia le sait. Avec les fêtes de fin d'année, il est toujours difficile de rassembler du monde. Mais pas question pour autant de parler d’essoufflement. "On est peut-être moins nombreux en ce moment mais il y a encore plus de détermination !", souffle ce gilet jaune arlésien en marche pour Paris. Même son de cloche chez Nathalie, qui affirme s’être "mobilisée avant même le 17 novembre" dans les Alpes-de-Haute-Provence.

Celle qui "se balade 24 heures sur 24 avec son gilet jaune" dans les rues de Digne-les-Bains, l'admet : "Nous sommes fatigués, moralement et physiquement, avec le froid". Mais "la colère est en train de s'enrichir et elle est très, très forte. Le 5 janvier, ça va être costaud", prévient-elle, avant d'avertir également les siens. "Attention à ne pas se tromper d'ennemis. Il y a une minorité d'entre nous qui ont une haine anti-flic et c'est terrible. Sauf que ce n'est clairement pas le cas pour la majorité de notre mouvement".

Plus au sud, la colère ne faiblit pas. Paul Marra, qui s'exprime au nom des "Gilets jaunes Marseille Sud", donne d'ailleurs rendez-vous à la porte d'Aix, demain matin, pour poursuivre la mobilisation. "Calmer est un mot à bannir de notre vocabulaire. Ça ne fait pas partie de l'état d'esprit des gilets jaunes !, clame-t-il, avant d'ajouter : En revanche, qu'on ne dise pas que ça s'essouffle. Dire ça, c'est mettre de l'huile sur le feu. Le mouvement s'est peut-être contracté mais il est en évolution et il est surtout acté dans l'esprit de 70 % des Français. On ne peut pas éteindre un mouvement comme ça".

"Ça va repartir de plus belle dans les jours à venir !, renchérit Olivier, mobilisé du côté de Pertuis. Ce n'est pas un essoufflement. On se donne simplement le temps de réfléchir. Puis, il y a la période des fêtes de fin d'année. On aimerait que la plupart des Français ne soient pas contre nous donc on calme le jeu".

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