Peuple de France-Revue de presse: "Epuisés", "rincés", des policiers expriment leur ras-le-bol

mardi 18 décembre 2018

"Epuisés", "rincés", des policiers expriment leur ras-le-bol

Heures supplémentaires, manque de moyens et de formation... Les forces de l'ordre sont épuisées par des conditions de travail harassantes. Les appels à manifester se multiplient. Le syndicat Alliance appelle notamment au blocage des commissariats à partir de mercredi.
Heures supplémentaires, manque de moyens et de formation... Les forces de l'ordre sont épuisées par des conditions de travail harassantes. Les appels à manifester se multiplient. Le syndicat Alliance appelle notamment au blocage des commissariats à partir de mercredi.


"Journée noire" pour la police. Derrière ces mots retentit le malaise des forces de l’ordre.
"Nous faisons des horaires interminables avec parfois jusqu’à 16 heures de vacations, dont 14 heures sans manger, ni boire", raconte à BFMTV Nicolas, gardien de la paix.

Le policier se dit "à bout" après avoir effectué 48 heures de travail en seulement trois samedis. Pour encadrer les manifestations des gilets jaunes, il a, à chaque fois, été rappelé sur ses jours de repos et envoyé partout dans Paris pour interpeller les casseurs. S'estimant délaissé par les politiques et les syndicats, Nicolas répondra présent aux appels à manifester qui se multiplient pour protester contre des conditions de travail harassantes.

Lundi, le syndicat Alliance a invité à bloquer tous les commissariats de France, à partir de mercredi. "Pour cette première journée d’action, les policiers sont conviés à rester dans les services et à ne répondre qu’aux appels d’urgence", est-il précisé dans un communiqué. En cause: un manque de considération et une forme de mépris de l'exécutif envers les forces de l’ordre.


Les forces de l’ordre enchaînent les journées à rallonge, des heures de nuit insuffisamment payées, à raison de 97 centimes de l’heure de prime et des heures supplémentaires sans rémunération ni jour de récupération. Celles-ci s’accumulent depuis plusieurs années et se sont amplifiées le mois dernier avec les manifestations des gilets jaunes et l’attentat de Strasbourg qui a fait cinq morts. 


"Après quatre semaines de dur labeur et même quatre ans de travail acharné par rapport au risque d’attentat, les collègues sont rincés", déplore le syndicaliste.

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