Peuple de France : En Marche… vers la VIe République !

dimanche 16 décembre 2018

En Marche… vers la VIe République !

Peuple de France, chers camarades qui luttent de toute leur âme pour retrouver le droit légitime de vivre dignement, acceptez qu’un modeste mais non moins convaincu Gilet jaune vous soumette humblement les idées qui l’animent afin de contribuer avec vous à ce formidable sursaut national.
Peuple de France, chers camarades qui luttent de toute leur âme pour retrouver le droit légitime de vivre dignement, acceptez qu’un modeste mais non moins convaincu Gilet jaune vous soumette humblement les idées qui l’animent afin de contribuer avec vous à ce formidable sursaut national.

La France, notre chère France, est malade, profondément malade. Elle souffre d’un mal insidieux qui la ronge de l’intérieur depuis plusieurs décennies. On la croyait condamnée, mais voilà que depuis le 17 novembre, un espoir renaît. L’abcès a crevé et une guérison semble désormais envisageable. Quelques centimes de trop et la goutte d’eau a fini par faire déborder un vase rempli à ras-bord. Bénie soit cette goutte d’eau, car elle aura permis de réveiller les consciences. Partie émergée d’un gigantesque iceberg, cette banale hausse du carburant va être ainsi à l’origine d’une formidable et exaltante épopée : la reconquête de la France par son propre peuple !

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Tout d’abord, je voudrais m’adresser à mes camarades Gilets jaunes de France métropolitaine et d’outre-mer convaincus de servir la noble cause, celle du salut du peuple, et qui luttent héroïquement chaque jour en première ligne.

Ne cédons pas à la tentation de renouer un quelconque dialogue avec ce gouvernement qui a failli à sa mission, car celui-ci n’a d’autre ambition que de tenter de calmer temporairement notre douleur en appliquant un remède symptomatique qui ne s’attaquera pas à l’origine du mal, pour en fin de compte continuer à mieux nous asservir une fois ses effets dissipés.

Ne tombons pas non plus dans le piège qui consisterait à nous transformer en un parti politique ou un quelconque syndicat. Ce n’est pas la vocation du peuple, ce n’est pas son métier, ce n’est pas son rôle. Toute tentative dans ce sens n’aboutirait qu’à nous diviser les uns les autres, et ainsi affaiblir ce formidable sursaut citoyen qui a le mérite de redonner l’espoir à ceux qui n’y croyaient plus. Ne nous divisons pas, cela laisserait une chance à nos détracteurs d’empêcher le peuple de prendre la main. Oublions nos querelles stériles, ne nourrissons aucune ambition personnelle, le seul objectif que nous devons servir, c’est la gloire immortelle de la France, celle du peuple retrouvé, uni et solidaire, face à l’oppresseur.

Car ce qui fait la supériorité incontestable de notre mouvement, plus que le bruit de la foule, la violence et le chaos, notre arme la plus puissante, c’est notre nombre, c’est l’unité du peuple, c’est la France dans toute sa diversité : sociale, politique, culturelle, rassemblée, majoritaire et solidaire pour proclamer d’une même voix : Non, nous le peuple de France, refusons d’être sacrifiés sur l’autel des objectifs que l’on nous vend comme prioritaires alors qu’il ne peut y avoir de nécessité plus impérieuse que le maintien de nos biens les plus fondamentaux que sont la nourriture, le logement, le travail, la santé et la mobilité, en un mot : le droit de vivre dignement.

Et tout comme il n’appartient pas au malade de prononcer lui-même un diagnostic et encore moins de déterminer la bonne thérapie à appliquer, notre rôle, si légitime soit-il, doit se limiter à exprimer clairement notre souffrance et confier à des politiques sains et altruistes – car il en existe malgré tout, nous en sommes persuadés – le soin de faire des propositions au peuple qui, en toute circonstance, devra rester souverain.

Car il ne faut pas oublier que le choix du médecin revient au patient. Et c’est justement à ce titre que nous devons exiger la dissolution de l’Assemblée nationale actuelle, dénoncer les failles d’un système démocratique désormais obsolète, et mettre en place un nouveau modèle constitutionnel, afin que la volonté du peuple soit dès maintenant et pour les jours à venir réellement respectée. C’est cela le véritable objectif à atteindre, et nous ne devons pas nous démobiliser tant que celui-ci ne sera pas atteint.

Car en fait, ne nous voilons pas la face, le mal qui nous ronge en ce moment, c’est bel et bien la Ve République qui se meurt ! Celle-ci aura fait son temps, le temps des chefs glorieux et altruistes ! Mais aujourd’hui, force est de constater qu’elle n’est plus en mesure de garantir sa fonction première : celle de faire entendre la voix de son peuple, la seule voix qui se doit de prévaloir. Eh bien qu’à cela ne tienne : changeons-la… et inventons la VIe République !

Prenons garde également de ne pas basculer dans l’excès. Les Gilets jaunes ne sont pas une horde de sauvages décérébrés dopés par l’excitation incontrôlable de la révolte. Détruire est plus facile que reconstruire. Que la colère, si légitime soit-elle, ne nous aveugle pas au point d’ignorer qu’il n’est point tâche aisée que de relever les défis auxquels notre pays doit faire face aujourd’hui.

De la même manière, ne doutons pas que parmi les élus du gouvernement actuel figurent des hommes et des femmes vertueux et de bonne volonté. La tragédie, c’est qu’ils n’ont pas embarqué sur le bon navire !

Mais cette sagesse et cette clairvoyance s’exercent également dans la capacité à ne point douter que nous n’avons rien à attendre de ce gouvernement, car celui-ci n’a pas l’intention de changer de cap, ni encore moins la volonté de réformer le pays sans porter préjudice aux classes populaires et aux classes moyennes, socle pourtant fondamental de notre société.

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Je m’adresse maintenant à la France passive, c’est à dire à ceux qui pensent que les revendications des Gilets jaunes n’est pas légitime ; à ceux qui ne se sentent pas concernés parce que les mesures prises par le gouvernement actuel ne sont pas de nature à impacter significativement leur train de vie ; à ceux qui compatissent à la détresse des autres, mais ne se manifestent pas car attendent que d’autres agissent à leur place ; à ceux encore qui, soigneusement abêtis par une société décadente et leurrés par la désinformation quotidienne croient encore que l’on pourrait continuer ainsi longtemps ; à ceux qui ont peur ; à ceux qui n’ont plus la force physique ou le courage de réagir ; à ceux qui ne croient plus en la capacité du peuple à changer les choses ; à ceux qui s’en fichent, car fatalistes ; etc.

À tous ceux-là, je voudrais leur dire du fond du cœur :

Ne doutez pas, n’ayez pas peur !

Depuis plusieurs décennies, les gouvernements successifs se sont peu à peu détournés de leur fonction première, celle de maintenir la paix et le bien-être de ceux qui les ont élus. Croyant dur comme fer à l’inéluctable accomplissement d’un nouvel ordre mondial, cédant à l’appel des sirènes machiavéliques d’une organisation supranationale où la finance seule règne en maître absolu, ils ont vendu l’âme de la France au diable. Ils ont oublié qu’ils ne sont là que pour servir et non pour se servir. Qu’ils sont aux ordres des représentants du peuple et que, lorsque ceux-ci ne sont plus en état de respecter leur mandat comme aujourd’hui, qu’ils sont aux ordres du peuple lui-même !

Ils ont commis l’erreur de vouloir de construire des édifices ambitieux sur un sol instable. Ils ont tenté de semer les graines de la modernité et du progrès sur un sol appauvri désormais inculte, car dépourvu du terreau social fondamental.

Au son des chimères braillées par des pseudo-intellectuels autoproclamés « progressistes », telles que la mondialisation sauvage, l’interchangeabilité des peuples et des cultures, ou l’incontestable nécessité de la transition écologique, le citoyen français répond aujourd’hui par sa logique impitoyable que je nommerais « le bon sens ». Ce bon sens qui n’est d’autre que l’apanage de ceux pour qui le mot survivre n’est pas un jeu de téléréalité, mais un souci quotidien. Car à quoi bon servirait un monde rempli d’air pur et d’eau limpide si les trois quarts de ses habitaient se retrouvaient voués à la famine, la pauvreté et la détresse ?

L’écart qui ne cesse de s’accroître entre les riches de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres, entre cette poignée d’oligarques menteurs, manipulateurs, corrompus, ivres de puissance, de mépris et d’orgueil, n’ayant d’autre objectif que dominer le monde, et l’immense majorité des hommes qui n’aspirent à rien d’autre que de vivre sans pour autant asservir leurs semblables, a désormais atteint le seuil de l’intolérable.

La France humiliée, la France méprisée et bâillonnée, la France terrassée par la pression fiscale devenue insupportable, la France abandonnée par ses gardiens du temple, la France dépossédée de ses richesses et de sa souveraineté, aujourd’hui a décidé de ne plus subir et de reprendre son destin en main.

Si nous ne réagissons pas maintenant, si nous laissons passer l’occasion inespérée qui se présente à nous aujourd’hui de mettre un terme à ce système mafieux, si nous n’accomplissons pas le devoir sacré de défendre les valeurs intemporelles de la République comme ont eu à le faire à plusieurs reprises nos glorieux ancêtres, alors, cette caste maléfique poursuivra sa course folle en asservissant et appauvrissant chaque jour un peu plus le peuple de France, et ce sera hélas à des lendemains encore plus sombres qu’il faudra alors s’attendre.

N’ayez pas peur ! Ne doutez pas de la puissance du peuple rassemblé, ne doutez pas de sa légitimité à vouloir reprendre en main son destin, ne doutez pas de sa capacité à rétablir l’équilibre social indispensable à toute forme de démocratie, ne doutez pas que ce combat est juste et légitime, ne doutez pas que c’est maintenant que se joue l’avenir de notre pays et celui de nos enfants.

N’écoutez pas ceux qui vous diront que ce combat est irréalisable, n’entendez pas le discours fataliste des manipulateurs de consciences qui affirment que nul ne pourra changer quoi que ce soit, ne vous fiez pas à ceux qui pensent que la France sera incapable de retrouver sa souveraineté et sa puissance culturelle et financière.

N’oubliez pas que la France, car c’est dans ses gènes, a toujours su par elle-même se sortir de l’état d’avilissement dans lequel les monarques cupides l’auront entraînée.

Souvenez-vous des principes sacrés de nos constitutions fondés sur la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 dont le préambule considère que « l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de l’homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements » et dont l’article 3 stipule que : « Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation ».

Enfin, n’oubliez pas que la France, éclaireur de la liberté, a toujours été la première à ouvrir le chemin du progrès social.

Oui, c’est maintenant, chers amis, que la France est en train d’écrire une page de son histoire ;

Oui, c’est maintenant que nous devons tous prendre conscience de notre responsabilité, de nous relever et de répondre « présent » à l’appel citoyen ;

Oui, c’est maintenant que nous avons tous l’occasion de nous montrer dignes de l’héritage de nos ancêtres qui ont combattu pour la liberté et la justice ;

Oui, c’est maintenant que nous ne devons pas laisser les hommes politiques qui nous gouvernent actuellement poursuivre leur œuvre malfaisante ;

Oui, c’est maintenant qu’il faut rejoindre et soutenir le mouvement des Gilets jaunes, car les Gilets jaunes, c’est la fierté de la France, les Gilets jaunes, c’est la vraie France, la France retrouvée, immortelle, libre, profondément démocratique et républicaine.

Pour cela, il n’est pas forcément nécessaire d’être un combattant en première ligne sur les barricades, votre seule adhésion suffit, mais elle est d’une importance capitale, car votre voix c’est un bulletin de vote qui, pour cette fois soyez-en sûr, ne sera pas vain ! Et l’ensemble de ces bulletins de vote, s’ils sont majoritaires comme nous l’espérons, constituera l’arme la plus terrifiante que nous puissions déployer. Par votre adhésion, vous allez tous pouvoir prendre part à ce combat décisif :

– Inscrivez-vous dès maintenant sur les réseaux sociaux des différents collectifs de Gilets jaunes ;
– Signez la pétition en ligne que nous vous proposons :

Pour une société véritablement démocratique,
Pour un collectif citoyen qui représente réellement le peuple,
Pour la proportionnelle à l’Assemblée nationale,
Pour le référendum d’initiative populaire,
« EN MARCHE… VERS LA VIe RÉPUBLIQUE »
https://www.change.org/p/peuple-de-france-en-marche-vers-la-6-republique?recruiter=32854207&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink&utm_campaign=share_petition

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Enfin , je m’adresse à ceux qui ont l’insigne honneur de défendre les citoyens : aux forces de l’ordre, des polices nationales et municipales, de la gendarmerie et des armées.

Il est évident que le pouvoir ne veut pas céder, ne cédera pas… et sera renversé. Si ce n’est pas aujourd’hui, ce sera demain, ce n’est qu’une affaire de temps ! Comme le tsar Nicolas II qui fit tirer sur la foule affamée devant le Palais d’été en 1905 et finit fusillé. Comme Louis XVI qui fit venir à Paris des troupes étrangères en juillet 1789 pour contrôler le peuple et fut guillotiné.

La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 précise en son article 12 que la force armée « est instituée pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée ». Force est de constater malheureusement que ces principes sont de nos jours largement oubliés par ceux qui nous gouvernent et s’enrichissent sur notre dos.

Soldats, gendarmes et policiers, si un jour vous étiez amenés à faire face au peuple qui réclame justice, n’oubliez jamais cette déclaration !

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Gilets jaunes qui vous apprêtez à affronter les rigueurs de l’hiver sur les sites stratégiques que vous avez choisis pour manifester votre colère, Français bien au chaud chez vous qui doutez encore de l’issue heureuse de cette révolte, forces de l’ordre qui êtes mises à rude épreuve dans ce combat pour la dignité de la France, sachez que les peuples d’Europe et même du monde entier ont les yeux rivés sur nous en ce moment.

Nous gagnerons cette bataille de la dignité humaine car nous sommes les plus forts, et nous sommes les plus forts parce que nous sommes les plus nombreux, et que jamais au grand jamais, un pays s’honorant du titre de démocratie ne permettra à une minorité d’imposer sa loi face à l’écrasante majorité qui aujourd’hui la conteste.

Nous gagnerons parce que nous sommes le peuple, et que le peuple est l’alpha et l’oméga de la condition humaine.

Vive les Gilets jaunes, vive la République, vive la France !



Jean-Pierre Revoil, Officier de l'armée française retraité.



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