Peuple de France-Revue de presse: Coups de feu, voitures incendiées, cercueil... Des députés menacés par des "gilets jaunes"

mardi 18 décembre 2018

Coups de feu, voitures incendiées, cercueil... Des députés menacés par des "gilets jaunes"

Voitures incendiées, tentatives d'effraction ou coup de feu tirés près du domicile de certains élus LREM... En marge du mouvement des "gilets jaunes", plusieurs députés ont été directement et personnellement visés par des actes violents ou malveillants.
Voitures incendiées, tentatives d'effraction ou coup de feu tirés près du domicile de certains élus LREM... En marge du mouvement des "gilets jaunes", plusieurs députés ont été directement et personnellement visés par des actes violents ou malveillants.

Plusieurs élus se sont dits inquiets dimanche après deux samedi de vives tensions au cours desquelles des dégradations et des actes de vandalismes ont visé plusieurs députés, principalement issus de la majorité.


Le député LREM Richard Ferrand, président de l'Assemblée nationale, a appelé au calme, tout comme le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian et la députée LREM Amélie de Montchalin.

Tous les trois ont condamné des actes de violence ou de vandalisme à l'encontre d'élus, après que le député "marcheur" de l'Eure Bruno Questel a rapporté le tir de coups de feu au fusil de chasse devant son domicile vendredi soir, suivi de tentatives d'intimidation.

Il y a une semaine, le 8 décembre, c'est la voiture de la députée LREM de Dordogne Jacqueline Dubois qui a été incendiée, ainsi que celle de son mari, devant leur domicile. Mais l'élue avait appelé à faire "la part des choses" et à "ne pas accuser les 'gilets jaunes'".

Ce même jour, la permanence du député Marc Delatte, dans l'Aisne, avait été taguée à la bombe, l'appelant à la démission.

Le député "marcheur" du Pas-de-Calais Benoit Potterie a déposé plainte le 7 décembre après avoir reçu vendredi une balle par courrier à sa permanence. Elle était accompagnée d'un message manuscrit : "La prochaine fois tu la prends entre les deux yeux."


Un autre député a confié avoir été victime d'intimidation physique. Dans Le Parisien, le "marcheur" Florian Bachelier, élu en Ille-et-Vilaine, a confié s'être retrouvé, en sortant de chez lui à Rennes "à 7h30 du matin [...]" face à "un gomme cagoulé posté chez [lui]" lui demandant, "sans ambiguïté", de cesser de défendre la politique d'Emmanuel Macron.

Une autre élue LREM de l'Eure a elle aussi déploré le vandalisme de sa permanence. La députée Claire O'Petit, à Vernon, a porté plainte après avoir constaté des dégradations survenues jeudi 29 novembre au soir, à coup de masse. L'élue n'hésite pas à dénoncer "un acte terrible de violence", tout en relayant le témoignage d'une passante qui dit avoir vu un homme en noir, cagoulé et ganté, ne portant pas de gilet jaune.

Le 23 novembre dernier, c'est la députée LREM de l'Aude Mireille Robert qui dénonçait l'irruption dans son domicile d'une quarantaine de "gilets jaunes".

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