Peuple de France - Revue de presse française et internationale: "gilets jaunes", manifs lycéennes,... Des CRS épuisés racontent leur ras-le-bol

vendredi 14 décembre 2018

"gilets jaunes", manifs lycéennes,... Des CRS épuisés racontent leur ras-le-bol

Entre les manifestations des "gilets jaunes", celles des lycéens et l'attentat à Strasbourg, ils sont exténués et ne supportent plus la charge de travail.
Entre les manifestations des "gilets jaunes", celles des lycéens et l'attentat à Strasbourg, ils sont exténués et ne supportent plus la charge de travail.

Les Compagnies républicaines de sécurité (CRS) n'en peuvent plus. Depuis plusieurs semaines, ces hommes et ces femmes sont mobilisés lors des manifestations des "gilets jaunes" un peu partout en France, mais aussi lors des mouvements des lycéens.
Et après l'attaque de Strasbourg mardi 11 décembre la charge de travail ne va pas diminuer. La sécurité a même été renforcée à l'entrée de nombreux marchés de Noël de France, comme à Lyon ou à Toulouse.

À quelques heures maintenant d'une nouvelle mobilisation des "gilets jaunes", certains, comme ceux que franceinfo a rencontrés en région Rhône-Alpes, disent leur épuisement. Steeve, 36 ans, est CRS depuis deux ans et il est sur les dents. "Tous les jours, on travaille comme des malades, tous les jours on tourne comme des avions", explique-t-il.

"On fait les 35 heures en trois jours, il y a un moment, ce n'est plus possible, on travaille les samedis, on travaille les dimanches et on va toujours nous faire culpabiliser"
Steeve, CRS à franceinfo

"On va nous dire que si on nous emploie pas, ça va être à feu et à sang à Bordeaux, à Paris, à Lyon, et indirectement, on nous culpabilise là-dessus", déplore-t-il. On n'est plus fatigués là, on est éreintés. Je ne vois pas des hommes, je ne vois pas des collègues, je vois des zombies, des mecs qui n'en peuvent plus".

Des forces de sécurité qui sont aussi de moins en moins tranquilles lors des manifestations des "gilets jaunes" : "On a peur parce qu'on prend des bombes agricoles, on prend des cocktails Molotov, on prend des pavés dont on se demande d'où ils peuvent venir tellement ils sont énormes, mais on ne parle pas parce qu'on écoute les ordres qu'on nous donne." Et pour Steeve, les responsables ne sont pas les manifestants, qu'il comprend et soutient même, mais les différents gouvernements depuis quinze ans.

[...]

En savoir plus sur francetvinfo.fr


Sur le même thème lire aussi:


Aucun commentaire:

Articles à lire aussi