Revue de presse - Peuple de France: Vols, menaces, racket ... le dur quotidien des commerçants de Corbeil-Essonnes

vendredi 9 novembre 2018

Vols, menaces, racket ... le dur quotidien des commerçants de Corbeil-Essonnes

Le gérant d’une supérette de Corbeil-Essonnes a décidé de briser la loi du silence en dénonçant ses conditions de travail. Il vient de porter plainte pour les vols et les menaces qu’il subit dans le cadre d’un racket.
Le gérant d’une supérette de Corbeil-Essonnes a décidé de briser la loi du silence en dénonçant ses conditions de travail. Il vient de porter plainte pour les vols et les menaces qu’il subit dans le cadre d’un racket.


Malgré des renforts d’effectifs de police envoyés par l’ancien ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, la ville de Corbeil-Essonnes subit toujours la loi de la délinquance. Et les commerçants en sont les premiers affectés. L’un d’eux a décidé de briser la loi du silence, et dresse un panorama effrayant au Parisien.
Ce gérant de la supérette Château Rouge, dans le quartier de Montconseil, a décidé de porter plainte en début de semaine après des menaces, des vols et un harcèlement permanent. Une enquête a été ouverte pour extorsions. Pourtant, l’homme n’est installé que depuis le 2 novembre. Dès le lendemain de son installation, sur une petite place où un jeune homme de 19 ans avait été tué d’une balle dans la tête en 2016, à la suite d’un affrontement entre bandes rivales, le gérant reçoit la visite de deux hommes du quartier, rapporte Le Parisien. « Ils m’ont demandé 30 000 euros, et m’ont dit que sinon ils brûleraient mon commerce », se plaint-il. Devant son refus, les deux hommes reviennent à la charge le dimanche. Et comme le commerçant fait de la résistance, ils lui volent son téléphone, avec lequel il essayait de filmer la scène, « un smartphone récent », affirme-t-il. 

Ce n’est que le début des ennuis. Dès le lundi soir, les deux individus reviennent avec une autre proposition. « Ils sont allés voir mes employés et ont demandé à être payés 500 euros par mois pour assurer notre sécurité, en nous disant que sinon ça se passerait mal », confie le gérant. « Je leur ai dit qu’on était en France, que ça ne se passe pas comme ça ici. Ils m’ont répondu : ‘Attends dix minutes tu vas voir », poursuit-il. Effectivement, quelques instants plus tard, une douzaine de jeunes entrent dans le magasin et se servent en glaces et boissons, sans les payer. Les caméras de vidéosurveillance ont filmé l’empoignade qui a suivi avec les employés, mais les délinquants parviennent à s’enfuir avec près de 200 euros de produits non payés, toujours selon Le Parisien. « C’est dur parce qu’on ouvre un commerce dans ce quartier, ça fait plaisir aux gens, ils nous le disent, ils sont contents d’avoir des produits frais, des fruits, des légumes », témoigne le responsable. « Moi j’ai investi pour 150 000 euros de marchandises, et il y en a qui se croient tout permis ». 

[...]

Il n’y a plus qu’à espérer que le témoignage courageux de cet homme libère la parole sur les conditions de vie des commerçants à Corbeil-Essonnes. 


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