Revue de presse - Peuple de France: "Vous écrasez les gens", "escroc", "on n'en peut plus" : une semaine de colère française au visage de Macron

lundi 12 novembre 2018

"Vous écrasez les gens", "escroc", "on n'en peut plus" : une semaine de colère française au visage de Macron

Avec son "itinérance mémorielle" sur les routes de la Guerre de 14-18, Emmanuel Macron voulait recréer du lien avec une partie du pays. Il a surtout recueilli pendant quatre jours le ressentiment des habitants du Nord et de l'Est...
Avec son "itinérance mémorielle" sur les routes de la Guerre de 14-18, Emmanuel Macron voulait recréer du lien avec une partie du pays. Il a surtout recueilli pendant quatre jours le ressentiment des habitants du Nord et de l'Est...

Le président l'envisageait comme une opération reconquête. Son "itinérance mémorielle" sur les traces de la guerre de 1914-1918 a finalement viré au chemin de croix.
Pendant cinq jours, Emmanuel Macron a pris la colère des Français en pleine figure. A Verdun, Charleville-Mézières, Rozoy-sur-Serre, Maubeuge, dans la Meuse, les Ardennes, l'Aisne, le Pas-de-Calais ou le Nord, le président de la République a rencontré des habitants excédés.

A Verdun (Meuse), Emmanuel Macron en profite pour argumenter sur la hausse de l'essence et du diesel. "Le carburant, c'est pas bibi", lance-t-il à un retraité, sous l'œil des caméras. Mission accomplie. Mais à jouer ce jeu de la mise en scène médiatique, le fondateur d'En Marche prend aussi le risque de susciter des images plus gênantes. "Vous écrasez les gens", lui lance un homme en veste de cuir, ce qui n'échappe pas aux micros de Quotidien. Puis, un autre retraité véhément s'approche du chef de l'Etat : "Sentez le malaise qui monte de Paris, sentez-le, car vous allez le sentir le 17 novembre..." Le président sourit jaune, gêné.


Le chef de l'Etat continue d'essuyer la colère des Français qu'il croise. "Vous faites du racket, vous êtes un escroc. Attendez le 17 novembre, vous allez voir", lui glisse un passant à Charleville-Mézières. Un autre s'adresse au président, la voix éraillée par l'émotion : "Rien ne sera de votre faute! Mais n'empêche que pour nous, on est impactés tous les jours. Et on n'en peut plus". A l'Ehpad de Rozoy-sur-Serre, dans l'Aisne, Emmanuel Macron rencontre une aide-soignante qui fait 100 kilomètres par jour pour aller travailler. Aux journalistes qui l'interrogent devant la maison de retraite, il répond par le mépris : "Vous créez des polémiques tout seuls mes enfants, moi je suis pas dans votre bocal hein".

Les interpellations courroucées des Français se poursuivent pour le Président dans le Nord. A Maubeuge, une manifestation a été organisée à l'initiative de la CGT. A l'usine Renault, un syndicaliste invective Emmanuel Macron alors qu'il prononce un discours : "On réussit sans vous, Monsieur Macron (…) vous êtes en train de prendre aux salariés, vous êtes en train de prendre aux retraités".....

[...]

En savoir plus sur marianne.net


Sur le même thème lire aussi:

➜ «Vous êtes un escroc» «Vous n'allez pas faire vos cinq ans» : Macron (encore) chahuté à Charleville

➜ Bully-les-Mines: Macron "paye sa tournée" dans un PMU... à des militants d’En marche

➜ Video. "On est en train de crever" : des manifestants en larmes tentent d'interpeller Emmanuel Macron dans la Somme

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Participer à la discussion

Articles à lire aussi

Faire un don à Peuple de France avec PayPal