Revue de presse - Peuple de France: Suicides dans la police : « les psychologues sont devenus indispensables » dans les commissariats

mercredi 14 novembre 2018

Suicides dans la police : « les psychologues sont devenus indispensables » dans les commissariats

Mardi 13 novembre 2018, le suicide présumé de Maggy Biskupski était dans les conversations des policiers partout en France. Quels dispositifs pour tenter de contrer l'irréparable
Mardi 13 novembre 2018, le suicide présumé de Maggy Biskupski était dans les conversations des policiers partout en France. Quels dispositifs pour tenter de contrer l'irréparable ?

Dans tous les commissariats de police de France, le même émoi, mardi 13 novembre 2018. La veille au soir, une « collègue » est morte, victime probable d’une souffrance personnelle comme une trentaine d’autres depuis le début de l’année en France.


Selon le dernier chiffre connu sur le sujet en France, communiqué par le ministère de l’Intérieur fin juin 2018, 19 suicides ont été recensés dans les rangs de la police et 16 dans la gendarmerie, sur le premier semestre.

Qu’est-ce qui est mis en place au sein des commissariats de France pour tenter d’éviter ce drame ?


Dans tous les commissariats, les fonctionnaires de police ont la possibilité d’appeler un psychologue pour échanger par téléphone ou programmer un rendez-vous.

« Quand ce soutien est apparu dans les services il y a une dizaine d’années, il y avait une certaine réticence, un certain tabou », se souvient Franck Nicolle, du syndicat Alliance Police Nationale à Caen (Calvados). Il constate des progrès :

"Une dizaine d’années après, la présence des psychologues est devenue indispensable pour l’ensemble des collègues. Les retours des personnes qui font appel à ce soutien est bon, voire très bon."

Le ou la psychologue référent(e) du commissariat de Caen l’est aussi pour les trois autres commissariats du département, mais aussi pour ceux de la Manche et de la Seine-Maritime.

« Elle reste malgré tout joignable très facilement, et se déplace régulièrement dans nos bureaux », soutient sa collègue, Martine Robert.

Pour plus de discrétion, les policiers peuvent organiser une consultation dans les locaux de la préfecture, plutôt que dans leur commissariat.

[...]

En savoir plus sur actu.fr


Sur le même thème lire aussi:



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Participer à la discussion

Articles à lire aussi

Faire un don à Peuple de France avec PayPal