Revue de presse - Peuple de France: Strasbourg : la grève de la faim des anti-autoroute ignorée par Macron

jeudi 15 novembre 2018

Strasbourg : la grève de la faim des anti-autoroute ignorée par Macron

Des militants sont en grève de la faim contre le GCO, un méga-projet d'autoroute de 553 millions qui détruira forêts et nature proches de Strasbourg. Le président n'a pas souhaité les rencontrer. RT France s'est rendu sur les lieux de la contestation
Capture d'écran RT France. YouTube.
Des militants sont en grève de la faim contre le GCO, un méga-projet d'autoroute de 553 millions qui détruira forêts et nature proches de Strasbourg. Le président n'a pas souhaité les rencontrer. RT France s'est rendu sur les lieux de la contestation

Toujours déterminés mais de plus en plus fatigués, les militants de «GCO non merci», collectif anti-autoroute de Strasbourg, poursuivent leur grève de la faim entamée le 22 octobre. Ils étaient une dizaine à l'origine, soutenus par des milliers de citoyens et deux cents élus dont de nombreux maires de villages proches du tracé d'un projet de méga-autoroute de 24 kilomètres confié aux constructeurs Vinci et Sanef. Il ne reste plus que cinq jeûneurs le 14 novembre, les autres ayant dû s'arrêter car leur santé était menacée. Ces jusqu'au-boutistes de la résistance pacifique se sont dénudés en pleine rue le 12 novembre pour exposer leurs corps décharnés, mais n'ont toujours pas réussi à émouvoir le chef de l'Etat, qui était pourtant de passage à Strasbourg le 4 novembre.

RT France s'est rendu sur les lieux d'un rassemblement solidaire de grévistes le 9 novembre et a recueilli leurs impressions. La gréviste de la faim Rachelle Kuhn, jeune femme aux longs cheveux bruns, souffle d'une voix douce que son collectif «ne comprend pas» pourquoi, malgré les enquêtes publiques défavorables, ce projet d'autoroute est maintenu. «En désespoir de cause, on a décidé de faire cette grève de la faim», explique-t-elle.

"Il est inacceptable qu'Emmanuel Macron ne fasse pas un geste, c'est inhumain"

Michel Dupont, autre gréviste, se plaint d'une «complicité de Vinci avec les Services de l'Etat». Leur action radicale ? «On le fait avec notre corps, avec détermination. Et on doit être entendu», martèle-t-il. «Il est inacceptable qu'Emmanuel Macron ne fasse pas un geste, c'est inhumain, ce n'est pas digne d'un chef de l'Etat», lance-t-il, la voix vibrante de colère.


[...]

En savoir plus sur francais.rt.com


Sur le même thème lire aussi:

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Participer à la discussion

Articles à lire aussi

Faire un don à Peuple de France avec PayPal