Revue de presse - Peuple de France: À Matignon, le rendez-vous entre Philippe et les «gilets jaunes» vire au fiasco

vendredi 30 novembre 2018

À Matignon, le rendez-vous entre Philippe et les «gilets jaunes» vire au fiasco

Seuls deux des six représentants attendus se sont rendus à leur entretien avec le premier ministre vendredi. L'un d'eux a refusé la discussion. «La porte de Matignon restera toujours ouverte», a répondu Philippe.
Seuls deux des six représentants attendus se sont rendus à leur entretien avec le premier ministre vendredi. L'un d'eux a refusé la discussion. «La porte de Matignon restera toujours ouverte», a répondu Philippe.


Ou comment passer, en une semaine, d'un exécutif sourd au dialogue à un dialogue de sourds. Alors que six des huit représentants (contestés) des «gilets jaunes» étaient attendus ce vendredi après-midi à Matignon, pour rencontrer le chef du gouvernement, seuls deux d'entre eux se sont finalement rendus à ce rendez-vous.
Arrivé avec 30 minutes de retard, Jason Herbert, le porte-parole d'Angoulême, a pénétré l'Hôtel du premier ministre en grimpant les marches à la hâte... Puis, il en est ressorti quelques minutes seulement après y être entré.

Interrogé dans la cour du bâtiment, l'homme a justifié les raisons qui l'avaient conduit à écourter cette entrevue. «Je souhaitais, et j'ai demandé à plusieurs reprises à ce que cet entretien soit filmé et retransmis en direct à la télévision, cela a été refusé», a-t-il déclaré, estimant qu'il n'avait «pas de légitimité supérieure à quiconque» et que «l'ensemble des Français (auraient dû) y assister». Il s'est donc contenté de se présenter à Édouard Philippe et François de Rugy (Transition écologique et solidaire), puis il est reparti.

L'homme a également expliqué pourquoi la plupart des autres personnes choisies pour composer la délégation se sont finalement désistées. «Nous avons tous reçu d'énormes pressions. Je parle de menaces d'agression, verbales ou physiques, notre vie est en jeu», a-t-il assuré. Selon lui, ces intimidations proviendraient «à 99% d'autres “gilets jaunes”» qui «croient que nous sommes là pour la gloire». «Je ne leur en veux absolument pas, car ils sont dans un désarroi et une misère absolues car ils ont tout perdu», a-t-il lâché.

[...]

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