Revue de presse - Peuple de France: Macron, un président hors-sol face à la France

jeudi 29 novembre 2018

Macron, un président hors-sol face à la France

Une heure de discours pour rien ! Emmanuel Macron était attendu le pied ferme en ce mardi 27 novembre. Il était censé apporter des réponses à la colère des Français au moment où la contestation ne faiblit pas contre sa politique fiscale dévastatrice. Une réponse sous la forme d’un discours parfois incompréhensible qui aura duré 58 minutes.
Une heure de discours pour rien ! Emmanuel Macron était attendu le pied ferme en ce mardi 27 novembre. Il était censé apporter des réponses à la colère des Français au moment où la contestation ne faiblit pas contre sa politique fiscale dévastatrice. Une réponse sous la forme d’un discours parfois incompréhensible qui aura duré 58 minutes. 


C’est largement assez pour annoncer un changement radical de politique. Ce fut surtout 57 minutes de trop pour dire que rien ne changera et que les gilets jaunes devront payer leur carburant au prix fort et finir les fins de mois le ventre vide.


Près d’un an d’attente passive, des mois d’incompréhension, plusieurs semaines de colère pour finalement aucun changement. Il faut croire qu’Emmanuel Macron a si peu d’estime pour son ancien mentor François Hollande qu’il a décidé d’adopter un slogan officieux « Pas de changement pour le moment ». Les choses changent quand même pour les Français puisqu’ils payent de plus en plus d’impôts et de taxes jusqu’à devoir contracter des crédits à la consommation pour payer leurs charges. Le slogan vaut surtout pour la politique macronienne qui ne dévie pas d’un poil : toujours plus de taxes pour nourrir la bête.

Les Français auront droit à de nouvelles taxes

Sur le fond, la seule évolution enregistrée est l’introduction d’une taxe flottante. Lorsque les prix mondiaux du pétrole augmentent, les taxes doivent baisser et lorsque le baril baisse, les taxes montent. Un système essayé pendant deux années sous Jospin et qui est ressortie du placard à idées obsolètes par le très « moderne » Macron. La taxe flottante évoquée depuis plusieurs jours dans les médias est une fausse-bonne idée puisque l’expérience a montré que la baisse espérée était de 1 à 2 centimes du litre… Par contre les hausses, elles, ne sont pas limitées. Autant dire que les automobilistes vont continuer à être plumés surtout que le système est revu au bon vouloir de l’exécutif tous les trois mois…

Et voilà, une heure de discours pour en arriver à ça ! Mais de quoi a bien pu parler le président pendant tout ce temps ? Le chef de l’Etat s’est amusé à se mettre dans la peau du Français moyen qui ne peut pas acheter un véhicule moins polluant faute d’argent. Le Français moyen qui a été incité à rouler au diesel avant de se faire saigner par la Macronie. « J’ai vu, comme tous les Français, les difficultés que la situation entraîne auprès de ceux qui se déplacent beaucoup et qui ont du mal à finir les fins de mois. (…) Ils ne sont pas les auteurs de cette situation mais les premières victimes » affirme Macron. Des « victimes » violentée par une Macronie qui jouit de ne pas retirer sa taxe carbone en attendant des taxes supplémentaires en janvier prochain !

Aucune mesure sociale n’a donc été annoncée pour « rendre la transition écologique acceptable ». Les gilets jaunes sont invités à attendre trois mois pour des discussions « décentralisées ». La blague aurait pu être bonne si les gilets jaunes étaient encore assez idiots pour penser que les doléances du Français moyen allaient remonter jusqu’à Paris pour être vraiment écoutées et servir de base à une nouvelle politique. La réunion improvisée hier soir au ministère de l’Ecologie a permis de mettre un ruban sur ce cadeau qu’on aurait pu retrouver dans un magasin de farces et attrapes abandonné.

Des gilets jaunes reçu par un ministre qui n’a rien à leur dire (comme Macron au fond) et qui prend un malin plaisir à publier leurs revendications qui n’ont rien à voir avec la transition énergétique. Accoler la suppression du Sénat à la baisse des carburants est un bon moyen de montrer qu’aucune colonne vertébrale ne tient le mouvement et que de telles revendications sentent bon le populisme, voire le…

Ah non, Macron a bien martelé dans sa son discours qu’il avait vu « des manifestations importantes et des violences inacceptables ». Macron enchaîne : «  Je ne confonds pas ces actes inacceptables avec le mouvement sur lequel ils se sont greffés. J’éprouve de la compréhension pour les citoyens mais je ne cèderai rien à ceux qui veulent le désordre ». Après avoir confondu les Français avec des adorateurs de Pétain pendant deux semaines, après la « peste brune », le président parvient tant bien que mal à ne plus confondre la réalité avec ses fantasmes. Une bonne chose, mais au fond le résultat est le même : « les fins de mois » difficiles se prolongeront jusqu’à la « fin du monde ». Car oui, la politique écologique qui plume les Français n’en est même pas une.



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