Revue de presse - Peuple de France: Les Gilets jaunes : la presse allemande accable Emmanuel Macron

jeudi 22 novembre 2018

Les Gilets jaunes : la presse allemande accable Emmanuel Macron

« Les Français ont l’impression d’être pris pour des imbéciles. A juste titre. » Cette citation n’est pas extraite d’un tract de l’opposition politique, ni d’une pancarte de propagande révolutionnaire. Elle provient d’un article de Die Welt, journal conservateur établi en Allemagne, où il est l’un des trois quotidiens les plus vendus.
« Les Français ont l’impression d’être pris pour des imbéciles. A juste titre. » Cette citation n’est pas extraite d’un tract de l’opposition politique, ni d’une pancarte de propagande révolutionnaire. Elle provient d’un article de Die Welt, journal conservateur établi en Allemagne, où il est l’un des trois quotidiens les plus vendus.

A l’image de ce genre de Figaro d’outre-Rhin, la presse étrangère n’épargne pas Emmanuel Macron à l’heure d’analyser le mouvement de ces Gilets jaunes qui bloquent les routes françaises depuis samedi, et menacent de s’en prendre à Paris ce week-end.


Die Welt estime ainsi que « le gouvernement a commis plusieurs grosses erreurs », notamment « en justifiant l’augmentation des taxes par la seule protection de l’environnement, bien que la majeure partie des recettes serve un objectif différent. »


Dans cette fronde « différente du folklore protestataire habituel » en France - « cette fois, il ne s’agit pas de défendre des privilèges ou des acquis sociaux », relève-t-il,- le journal allemand voit « le symptôme d’une rupture » entre « la classe dirigeante » et des citoyens dont elle est « toujours plus éloignée ».

Autre journal phare outre-Rhin, le Süddeutsche Zeitung use de la même rhétorique, évoquant « la rébellion d’une classe moyenne qui se sent marginalisée socialement et géographiquement par les personnes les mieux rémunérées des grandes villes ». Et n’est pas plus tendre avec le chef de l’Etat.


« Pour la plupart des Français, sa politique n’a jusqu’à présent apporté aucune amélioration notable », relève-t-il. Et de dresser un constat mi-amusé, mi-sérieux, avec la Révolution. La colère, dit-il, « était née du prix du pain ». Après quoi il est de bon ton de prétendre que Marie-Antoinette aurait conseillé aux démunis de manger « de la brioche ». « Aujourd’hui, le coût des carburants alimente la colère, et Macron recommande aux automobilistes d’acheter des voitures électriques propres », raille le quotidien munichois.


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