Revue de presse - Peuple de France: Gilets jaunes à Paris : «Ce n'est que le début de la révolte !»

samedi 24 novembre 2018

Gilets jaunes à Paris : «Ce n'est que le début de la révolte !»

Ce samedi de mobilisation dans tout le pays a été marqué par divers débordements sur les Champs-Elysées. Entre selfies et cris de colère, des gilets jaunes livrent leurs témoignages et pistes pour l'avenir du mouvement.
Ce samedi de mobilisation dans tout le pays a été marqué par divers débordements sur les Champs-Elysées. Entre selfies et cris de colère, des gilets jaunes livrent leurs témoignages et pistes pour l'avenir du mouvement.

Avec sa compagne, ils sont venus de Normandie jusqu’à Paris, principalement pour protester contre la baisse de leur pouvoir d’achat. «Les taxes on en paye plein, mais on voit pas le prix de ce qu’on donne», dit l’un d’eux.
«C’est la province qui monte à Paris», s’exclame une autre manifestante. Au pied de l’Arc de Triomphe, on croise Clémentine, Vadim et Nicolas, la trentaine, venus de Béthune, dans le Pas-de-Calais. Ils ont pris un bus, affrété par l’association «Robin des bus». 15 euros l’aller-retour, une somme abordable pour ces trois ouvriers décidés à crier leur «ras-le-bol».

«Je bosse aux 3-8 dans une usine de moteurs électriques et je gagne le Smic, une misère», explique Clémentine. Pour elle, Emmanuel Macron «mène une politique pour les riches, il ne se met pas à la place de ceux qui travaillent dur». Nicolas abonde : «Quand Macron dit qu’il suffit de traverser la rue pour trouver du boulot, c’est du mépris total.» Même sentiment de «ne plus respirer» chez Vadim, séparé de la mère de son enfant. «Toutes les six semaines, je fais 1400 kilomètres aller-retour pour aller chercher mon gamin. Avec le prix de l’essence, il ne me reste plus rien à la fin du mois, même si j’ai beau faire des heures sup' !» Les dernières vacances du trio ? Une semaine à Berck-sur-Mer, à une centaine de kilomètres de chez eux.

«Macron, il n’y a plus rien à en tirer»

Installées sur un banc pour souffler quelques instants au milieu d’une atmosphère saturée par les gaz lacrymogènes, Céline, Isabelle et Mélanie dressent le même constat : celui d’une vie passée à travailler pour des «clopinettes». Ces habitantes des Yvelines et de l’Oise sont respectivement préparatrice de commandes, aide-soignante et équipière-caisse dans un magasin. «On gagne le Smic et après le loyer, les assurances et les taxes, il ne reste plus grand-chose pour manger», soupire Céline, la plus âgée. «A chaque élection, on se dit pourtant que ça peut difficilement être pire… Mais là Macron a battu les records !» Elle ne supporte plus ce président de la République qu’elle souhaiterait voir «démissionner» : «Il n’y a plus rien à en tirer. Il est imbu de sa personne, il ne sait pas ce qu’est une fin de mois difficile, et pourtant il ose nous rabaisser en nous traitant de fainéants.» 

De son côté, Frédéric, 48 ans, n’en veut pas aux forces de l’ordre : «Quand on discute avec eux, on comprend qu’ils nous soutiennent mais bon, ils travaillent pour l’Etat.» L’homme, qui vit à Crépy-en-Valois (Oise), a rejoint la capitale en train : «C’était une obligation de venir car c’est le seul moyen pour nous faire entendre.» Son message ? Un «ras-le-bol des taxes et des conditions de vie et de travail.»

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1 commentaire:

  1. une bonne guerre civil a paris serait tres bien a mort tout les ministre queque banquier quelque dizaine de senateurs en plus il ne serve a rien une centaine de deputée et dtrois autres ex president on verrait plus clair et un millier de crs vendu a se pouvoir

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