Revue de presse - Peuple de France: La colère des gilets jaunes, conséquence de l’enfumage politique

samedi 17 novembre 2018

La colère des gilets jaunes, conséquence de l’enfumage politique

La raison principale de la mobilisation semble ne pas être une opposition politique à proprement parler mais plutôt une absence complète de confiance dans les promesses politiques formulées.
La raison principale de la mobilisation semble ne pas être une opposition politique à proprement parler mais plutôt une absence complète de confiance dans les promesses politiques formulées.

Emmanuel Macron l’a avoué  lors de son allocution lors journal télévisé de 20H sur TF1 le 14 novembre 2018 : il n’a pas réussi à réconcilier la population avec ses dirigeants politiques et à créer un lien de confiance entre le peuple et son gouvernement.


Pourquoi, après une lune de miel en apparence épanouie entre les citoyens et LREM, le divorce semble-t-il aujourd’hui se profiler inéluctablement ? Il y aurait-il une rupture de confiance complète greffée sur le sentiment que si le peuple n’avait pas osé relever la tête et menacer du blocage du pays, la situation financière des millions de Français matraqués fiscalement n’aurait pas ému le chef de l’État et son Premier ministre ?

Il semble que l’opération séduction destinée à rassurer les Français mobilisés ait échoué… La raison principale de cette mobilisation semble ne pas être une opposition politique à proprement parler mais plutôt une absence complète de confiance dans les promesses politiques formulées.

SEULE LA BAISSE DES TAXES SUR LE CARBURANT CALMERA LA COLÈRE LÉGITIME DES FRANÇAIS

L’état de pauvreté et d’endettement de la population est tel que l’achat d’un véhicule hybride est pour beaucoup impossible, même avec le versement d’une prime. Les véhicules hybrides d’occasion valent de 10 000 à 15 000 euros, les véhicules neufs dépassent ces prix. Le coût de leur entretien est bien supérieur à celui des « vieilles voitures » et leur obsolescence du fait de l’électronique qu’ils comportent survient plus tôt que pour des véhicules plus anciens.

Pour une personne seule ou une famille n’arrivant pas à « boucler ses fins de mois » et n’ayant pas d’économies, comme beaucoup trop hélas en France, l’achat d’un tel véhicule sera impossible qu’il y ait une prime ou non à la conversion.

La hausse du prix du diesel ou de l’essence viendra en revanche rajouter de la misère à ces situations précaires et bientôt, pour les plus modestes, se posera la question de la continuité du travail effectué lorsque les salaires perçus sont lourdement impactés par la fiscalité des carburants. Certains demandeurs d’emplois et/ou bénéficiaires du RSA pourront alors être tentés de cesser des activités complémentaires du fait de la hausse du prix des carburants.

Sur RTL, Édouard Philippe est venu maladroitement tenter le 14 novembre 2018 de mettre fin à cette révolte populaire par la proposition de mesures qui ne seront en rien des palliatifs à la souffrance due au matraquage fiscal des classes moyennes. Il semble bien que, nous convainquant, il ait au contraire soufflé sur les braisés et décidé de nouvelles personnes à se mobiliser.

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