Revue de presse - Peuple de France: Budget italien : Pierre Moscovici est très mal placé pour donner des leçons

jeudi 1 novembre 2018

Budget italien : Pierre Moscovici est très mal placé pour donner des leçons

Pourquoi s’étonne-t-on encore du très fort sentiment anti-européen parmi les peuples de notre continent ? Quand on voit comment agissent ceux qui représentent Bruxelles, il y a de quoi s’interroger. La réaction des commissaires européens au Brexit par exemple est symptomatique.
Pourquoi s’étonne-t-on encore du très fort sentiment anti-européen parmi les peuples de notre continent ? Quand on voit comment agissent ceux qui représentent Bruxelles, il y a de quoi s’interroger. La réaction des commissaires européens au Brexit par exemple est symptomatique. 

Les tractations s’éternisent, Michel Barnier étant – jusqu’à maintenant – inflexible, même sur une possibilité de « marché unique à la carte » qui, selon des économistes, aurait convenu aux deux parties. Bon ou mauvais, le Brexit a été voté par référendum, il faut l’accepter tant que les Anglais n’y renoncent pas eux-mêmes.


De même, la Commission, par la voix de Pierre Moscovici, a refusé le budget de l’Italie sous prétexte que le déficit dépasserait 0.8 % du PIB (alors que la dette italienne est à 130 % du PIB).

On remarque plusieurs incohérences de la part de Bruxelles. Le budget italien a été voté par une nouvelle coalition élue qui propose une série de dépenses supplémentaires mais aussi de réformes fiscales intéressantes qui ferait augmenter le déficit jusqu’à 2.4 % du PIB (le déficit français sera de 2.6 % en 2018). Parmi ces réformes, certaines mériteraient la plus grande attention de la part de la Commission : par exemple une flat tax à deux taux (15 et 20 %). Concernant l’IS (impôt sur les sociétés), il est prévu de le baisser de 24 à 15 % pour les petites entreprises et à 20 % pour les grandes. Comme Bercy, Bruxelles ne semble pas comprendre que les bonnes réformes fiscales peuvent avoir des conséquences très positives sur les comptes de l’Etat, à moyen ou long terme. Le commissaire Pierre Moscovici, qui a refusé le budget italien, a été ministre de l’Economie de François Hollande entre 2012 et 2014. La hausse des prélèvements obligatoires supportée par les ménages a été de 51,4 milliards entre 2012 et 2016 durant la présidence Hollande. Dont 46 Mds d’euros avec Pierre Moscovici en tant que ministre de l’Economie.

Hausse prélèvements obligatoires (2012-2016)
19 milliards en 2012
16 milliards en 2013
11 milliards en 2014
3,5 milliards en 2015
1,9 milliard en 2016
Source : COE-REXECODE

M. Moscovici est très mal placé pour donner des leçons d’économie et de fiscalité aux Italiens et l’Europe pourrait bien réagir autrement aux « populismes ». Surtout quand il y a des éléments positifs.

Source: irefeurope.org

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